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250 hectares d’arbres détruits en forêt de Boulogne

Après la tempête destructrice de juin dernier, l’Office nationale des forêts a organisé une visite de la forêt de Boulogne en présence du préfet de Loir-et-Cher, mercredi 15 octobre, afin d’évoquer les dégâts et d’expliquer le travail à venir.

La tempête de juin dernier en Loir-et-Cher avait détruit de nombreux hangars agricoles, des pylônes électriques ou encore engendré des pertes de récolte considérables pour les agriculteurs touchés. Le massif forestier lui aussi avait été impacté, notamment la forêt domaniale de Boulogne, à l’est de Blois et au sud de Chambord. Cette étendue boisée d’une superficie de plus de 4 000 hectares a été affectée sur 1 200 hectares, dont 250 hectares ont été totalement anéantis. Mercredi 15 octobre, Joseph Zimet, préfet de Loir-et-Cher, accompagné par l’ONF, est venu constater les dégâts et ainsi évoquer par la même occasion le travail à venir pour l’organisme public. « C’est mon premier déplacement au sein de la forêt domaniale du département. C’est aussi l’occasion de partager un moment avec mes collègues de l’ONF, les soutenir et voir le travail effectué par ses services », a expliqué le représentant de l’État.

30 000 à 40 000 m3 de bois perdus

Après l’évaluation des dégâts, les services de l’ONF ont été contraints d’agir rapidement, lançant ainsi un véritable contre-la-montre. « C’est une course qui s’est engagée depuis juin dernier afin de pouvoir récolter le bois des arbres abattus par la tempête et ainsi trouver des débouchés commerciaux. Une première vente a été réalisée dès août », a affirmé Christophe Poupat, directeur de l’agence Centre-Val de Loire de l’ONF.

Alors que l’hiver approche, il devient crucial de faire le maximum pour extraire le plus de bois possible tant que la météo le permet. « Le bois qui restera en forêt tout l’hiver sera moins bien valorisé, car avec l’humidité il sera de fait abîmé », assure Yann Vandebeulque, responsable de l’unité territoriale de Loir-et-Cher à l’ONF. Ce sont de six à huit ans de récolte qui ont été compromis par cette tempête, avec une estimation de 30 000 à 40 000 m3 de bois perdus. « On aura des pertes quoi qu’il arrive, même si on fait notre maximum. Certains arbres tombés étaient âgés d’une cinquantaine d’années seulement alors que ces chênes peuvent être exploités à partir de 180 ou 200 ans. Nous aurons une perte d’avenir assurément », regrette le directeur régional de l’ONF.

Préserver la forêt

Lors d’une visite sous le soleil loir-et-chérien, le préfet s’est longuement entretenu avec les responsables de l’ONF afin d’évoquer l’avenir du site malgré cet épisode désastreux. « La filière bois est une activité économique extrêmement importante pour notre département. Je suis confiant dans le travail de l’ONF pour déblayer le bois le plus rapidement possible », a indiqué Joseph Zimet.

Une question est revenue plusieurs fois lors de la visite : Comment gérer ces aléas climatiques amenés à s’accentuer ? « Nos méthodes de travail vont devoir évoluer. Nous devrons être davantage proactifs pour la forêt. Nous avons déjà commencé un travail sur les feux de forêt avec des caméras dotées d’intelligence artificielle, permettant de repérer des départs de feu, ainsi qu’avec les Obligations légales de débroussaillement (OLD). Nous aurons besoin d’une mobilisation commune du public et du privé », a détaillé le représentant de l’État.

Les dégâts peuvent provenir des aléas climatiques, mais Joseph Zimet a aussi rappelé qu’en dehors de ces phénomènes, il est nécessaire de rester vigilants face à d’autres dommages, notamment ceux causés par une surpopulation de sangliers dans le département. « Les dégâts de gibier et surtout de sangliers sont un sujet très important qui concerne tous les acteurs, qu’ils soient forestiers, chasseurs ou encore agriculteurs. J’ai pris l’engagement de trouver des moyens pour faire baisser la population de sangliers en forêt », a souligné le préfet.

De leur côté, les responsables de l’ONF espèrent que le climat leur permettra de continuer à déblayer le bois jusqu’à mi-décembre avant un long travail d’observation pour déterminer si certaines zones n’ont pas réussi à repousser naturellement et devront être replantées.

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