Édito
Olivier Hardouin : « 80 ans d’engagement collectif, une force syndicale tournée vers l’avenir au service des agriculteurs »
À l'occasion de l'assemblée générale de la FNSEA 41 qui se tient ce vendredi 6 mars, le président du syndicat, Olivier Hardouin, dresse le bilan de l'année passée et se tourne vers l'avenir.
À l'occasion de l'assemblée générale de la FNSEA 41 qui se tient ce vendredi 6 mars, le président du syndicat, Olivier Hardouin, dresse le bilan de l'année passée et se tourne vers l'avenir.
L’année 2025 a encore une fois confirmé la triste réalité : notre pays reste plongé dans une instabilité politique chronique, qui bloque toute avancée. L’Assemblée nationale vacille, notre poids au sein de nos instances européennes s’effrite, et l’extrémisation des débats politiques et syndicaux ne fait que nourrir la division. C’est une impasse, une perte de repères pour notre agriculture, et surtout, une mise en danger de notre avenir.
Dans nos zones intermédiaires, la détresse est palpable : nos exploitations sont à bout de souffle, confrontées à une crise sans précédent. La diversité des productions dans notre département, qui fait notre force, devient aussi notre vulnérabilité face à une conjoncture mondiale capricieuse. La filière céréalière et la viticulture subissent de plein fouet une dégradation alarmante, conséquence d’un marché volatil et d’une offre mondiale difficile à maîtriser.
Mais face à cette tempête, il faut tenir bon, garder la tête haute, et anticiper le ''coût d’après'' ! Il ne faut pas se laisser abattre : c’est en valorisant ce qui marche, en s’appuyant sur des modèles solides, que nous pourrons rebondir. Le groupe Avril en est l’exemple parfait : une filière oléagineuse apportant de la rentabilité sur nos exploitations, créée par nos syndicats, qui montre que l’union fait la force. Nos exploitations ont besoin de ces repères, de ces succès, pour continuer à avancer.
À l’occasion de nos 80 ans, nous faisons le bilan : beaucoup de luttes ont été menées, mais le combat continue. Il reste encore tant à faire pour défendre nos exploitations, pour valoriser nos outils, et pour bâtir un avenir plus solide.
Alors oui, la situation est difficile. Oui, le contexte est d’une extrême complexité. Mais soyons fiers de notre résilience, de notre esprit de solidarité. Ne laissons pas la crise nous abattre : transformons-la en moteur de changement, en levier d’opportunités. Notre force, c’est notre unité, notre détermination, notre passion pour cette terre. Ensemble, nous pouvons relever tous les défis et bâtir un futur plus juste, plus fort, plus solidaire. »