Aller au contenu principal

Abattage traditionnel à Meaux : un premier essai réussi

Un essai d’abattage traditionnel de gros bovins a eu lieu le lundi 7 mars à Meaux. Genèse de cette première et objectifs pour la filière.

« Les bouchers vont de nouveau trouver des animaux nés, élevés et abattus en local », note Philippe Dufour, éleveur de Blondes d’Aquitaine et président du GDRS Ile-de-France.
(Archive)
« Les bouchers vont de nouveau trouver des animaux nés, élevés et abattus en local », note Philippe Dufour, éleveur de Blondes d’Aquitaine et président du GDRS Ile-de-France.
(Archive)

Une première journée d’abattage traditionnel a eu lieu le lundi 7 mars à l’abattoir de Meaux. Neuf gros bovins ont été abattus.

Depuis plus de deux ans, cette structure, dirigée par Salem Rekik, ne pratiquait plus que l’abattage rituel : la clientèle de sa principale cheville, la Soviam — commerce de viande halal —, émettant des réserves vis-à-vis du double abattage. Or des demandes d’abattage traditionnel existent de la part des éleveurs qui commercialisent en circuit court et des bouchers à la recherche d’une tuerie traditionnelle et en local pour communiquer plus sereinement.

Au printemps dernier, alors qu’il assiste à un comité national d’Interbev, en tant que représentant francilien, Philippe Dufour, éleveur à Échouboulains et président du Groupement de défense sanitaire (GRDS), souligne le fait qu’il n’y ait plus d’abattage traditionnel en bovins en Ile-de-France. 

Cette remarque sera le déclencheur d’un long chemin qui aboutira à la mise en place d’une journée par semaine dédiée à l’abattage traditionnel, soit vingt à trente têtes, à l’abattoir de Meaux.

C’est le directeur de Normabev qui prend conscience du problème et entre en contact le premier avec l’abattoir de Meaux.

S’ensuivront des rencontres avec des représentants de l’Association des éleveurs bovins d’Ile-de-France — Philippe Dufour et Philippe Rosentrit —, de la Maison de l’élevage qui, dans le même temps, mène un travail de filière, d’Interbev Ile-et-France et des représentants de la boucherie traditionnelle seine-et-marnaise et de l’ouest.

« Nous étions tous d’accord pour dire qu’il était dommage de disposer d’un outil d’abattage et de ne pas pouvoir l’utiliser », insiste Philippe Dufour.

Fin février, les problèmes de logistique sont résolus et un accord, trouvé. « Aujourd’hui, une porte s’est ouverte avec la possibilité d’avoir des prestations à prix correct. Reste à relever les problématiques mises en exergue et surtout à communiquer. »

Les éleveurs seront incités à démarcher les bouchers et à commercialiser en circuit court en jouant la carte du né, élevé et abattu en local. L’accent sera aussi mis sur la qualité de la fin d’engraissement.

« C’est un travail à mener avec l’ensemble de la filière. Nous sommes peu d’élevages allaitants, mais la région nous offre la possibilité de nourrir les animaux en local et d’aller au bout du produit », conclut Philippe Dufour.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Hervé Fouassier, président de la section Corbeilles-Nangis de Cristal Union, appelle les planteurs à ne pas détruire trop vite les parcelles touchées par le rhizopus, des solutions de valorisation étant encore à l’étude.
Une campagne betteravière hors norme à Corbeilles
Après un été marqué par une sécheresse exceptionnelle, la campagne betteravière se déroule sous tension à Corbeilles-en-Gâtinais…
À Faverelles, lundi 19 octobre. Frédérique Toussaint, Willem Boode, Mickaël Bedu, Rémi Toussaint et Manuel Leteur (de g. à d.) se sont réunis pour évoquer les conséquences de la sécheresse sur leurs exploitations et l’alimentation des troupeaux.
Dans l'est du Loiret, la sécheresse met les exploitations à rude épreuve
Réunis à Faverelles (Loiret) lundi 19 octobre, chez Manuel Leteur, plusieurs agriculteurs de l'est du Loiret et de la Nièvre…
[VIDÉO] Punaises des céréales : le colza face à des attaques inédites
Longtemps restées anecdotiques en France, les punaises des céréales provoquent cette année des dégâts importants dans plusieurs…
Mercredi 7 octobre, à Champseru. Le préfet, Xavier Pelletier (à d.), est sensibilisé aux problématiques de la filière betteravière par le président de la CGB CVL, Xavier Pelé, et le producteur Damien Delachaume.
Le nouveau préfet d'Eure-et-Loir mis face aux problématiques agricoles
À l'invitation de la FNSEA et de JA 28, le nouveau préfet d'Eure-et-Loir a visité deux exploitations mercredi 7 octobre. Il…
Vendredi 16 octobre, à Boissy-lès-Perche. Marco Mandrillo est le responsable marketing d'Andros Foodservice, Jérôme Chapon préside l'APL2A, Justine Rousseau fait le lien entre les éleveurs et Andros, Anthony Chapon est l'éleveur qui reçoit tout le monde (de g. à d.).
Andros Foodservice invite la presse au Gaec du Bois Spert
Andros Foodservice a convié la presse vendredi 16 octobre au Gaec du Bois Spert, pour lui faire découvrir sa filière éthique…
Le Mée-sur-Seine jeudi 8 octobre. Les partenaires du centre de gestion sont venus nombreux assister à ce rendez-vous annuel toujours très attendu.
CERFrance : une campagne 2026 qui met à l’épreuve les équilibres économiques
La réunion conjoncture du CERFrance Champagne Nord-Est Île-de-France le jeudi 8 octobre au Mée-sur-Seine a permis de…
Publicité