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Abattoir de Houdan : la mobilisation se poursuit

Une opération de communication s’est déroulée lundi de 12 heures à 16 heures à Versailles où les exploitants agricoles étaient réunis devant le tribunal d’instance afin de faire entendre leur voix.

Dans et au dehors des prétoires, l’affaire de l’abattoir de Houdan (Yvelines) continue. Lundi dernier, alors que deux personnes comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Versailles pour s’être introduites illégalement dans les locaux de l’abattoir pour y poser des caméras, la FDSEA et JA Ile-de-France avaient appelé de façon solidaire à une mobilisation de tous leurs adhérents autour d’une action de communication qui se déroulait le jour même de l’audience.

« Aujourd’hui, nous revendiquons la liberté de manger de la viande et nous nous battons pour conserver notre droit de propriété. On ne veut pas que des gens, une poignée d’agitateurs, nous interdisent quoi que ce soit au nom d’un lobby... Si demain il n’y a plus d’abattoir en Ile-de-France il n’y aura plus d’élevages et nous céréaliers seront directement impactés », a martelé Thomas Robin, exploitant à Tilly (Yvelines), président de la commission syndicale FDSEA Ile-de-France.

Devant le tribunal correctionnel où la plainte de la FDSEA devait être examinée, tracteurs et barbecue géant étaient donc de la partie en présence de nombreux adhérents et représentants syndicaux.

Près d’une centaine d’exploitants agricoles arboraient un beau tee-shirt bleu canard avec un libellé très explicite : « La viande j’en mange et alors ? » Les prises de paroles et distribution de tracts se sont succédé ainsi qu’une distribution de viande conviviale aux passants et aux journalistes.

De nombreux médias avaient fait le déplacement dont des chaînes d’information en continu et la presse écrite nationale (Le Parisien).

François Lecoq, président du syndicat local de la FDSEA de Houdan, a redit « que l’agression en permanence de l’élevage et de l’agriculture française n’était plus audible. Nous, éleveurs, sommes les premiers concernés par la maltraitance animale et ce n’est pas acceptable. Il y a certainement des choses à améliorer et ce sera fait. Le problème c’est qu’on a mis en place des filières courtes. Il faut garder ce réseau de proximité vital pour toute la filière. »  

Damien Greffin, président de la FDSEA, a dénoncé les intrusions régulières de l’association L214 qui posent des problèmes sanitaires « et mettent l’abattoir en situation de risque sanitaire ».

Tout en s’interrogeant sur la finalité de ce mouvement végan « qui met l’accent sur la maltraitance animale pour mieux servir la cause végan. Alors que la question des autres types d’abattage, bien plus violent et douloureux pour une bête que l’endormissement au CO2, n’est jamais mise sur la table. » 

En fin de matinée, des cotelettes de porc ont été distribuées aux passants dans une ambiance des plus conviviales...  

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