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Adrien Garcia : la coutellerie en passion

Après la menuiserie de siège, Adrien Garcia, passionné par l’artisanat, se lance dans une nouvelle aventure : la coutellerie.

Dès le début de sa formation chez un coutelier, Adrien Garcia a découvert une passion.

« Se fondre dans l’action, manier l’outil et maîtriser son geste pour faire ce que l’on veut. C’est la vision du travail de l’artisan dans son atelier qui me fait rêver depuis l’enfance », raconte, des étoiles plein les yeux, Adrien Garcia, qui vient d’installer son atelier de coutellerie à Ballancourt-sur-Essonne.

Tous les couteaux qu’il produit sont fabriqués d’après ses dessins.

« On ressent une grande satisfaction au cours de la fabrication d’un couteau de A à Z, du dessin au client final. En effet, on utilise des compétences dans différents domaines, le couteau nécessitant une conception technique importante. Sa mécanique est aussi précise que l’horlogerie, et la méthode que j’utilise, le stock-removal aussi appelée par enlèvement de matière, s’apparente au travail du bijoutier », précise le jeune homme de 29 ans qui revient à ses premières amours : le travail artisanal.

Son bac en poche, Adrien Garcia a intégré l’école Boule à Paris où il a suivi une formation à la menuiserie de siège, à savoir d’ébénisterie appliquée aux sièges.

« Ce cursus m’a confirmé mon goût pour l’artisanat et l’idée mystérieuse autour de l’artisan dans son atelier », note-t-il.

Ses premiers pas dans la vie active dans des bureaux d’études le font passer de l’établi à l’ordinateur  - toujours dans le mobilier, insiste-il.

L’atelier finit par lui manquer et il souhaite découvrir un nouveau matériau, une autre façon de faire. La coutellerie lui apparaît alors comme une évidence.

Adrien profite d’un licenciement économique pour se former chez un coutelier orléanais. Cet artisan qui travaille selon la méthode du stock-removal lui transmet avec passion son savoir-faire.

Puis il complète son cursus quelque temps dans le Sud afin de maîtriser l’autre technique utilisée en coutellerie : la forge.

Dès l’automne, il prendra le statut d’auto-entrepreneur afin d’être reconnu en tant que coutelier.

Sa marque, « Reflet de lame » est déposée. Reste à se donner une visibilité sur le net et lors de salons.

Spécialisé dans les couteaux pliants, le jeune coutelier vient de se lancer dans la fabrication de couteaux à viande.

En parallèle, il travaille pour un bureau d’études afin de financer son installation. Et de conclure : « C’est un métier passion, avec un mode de vie qui se crée autour ».

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