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Agrisolution lève le voile sur son nouveau produit : le WiKab

La start-up Agrisolution a fêté ses deux ans de présence au campus Les Champs du possible, le 28 novembre à Châteaudun.

L’anniversaire de ses deux ans de présence au sein du Village by CA Les Champs du possible, le 28 novembre à ­Châteaudun, a donné l’occasion à la start-up Agrisolution de dévoiler un nouveau produit.

En effet, après sa caméra Irricam, destinée à surveiller le bon déroulement d’un chantier d’irrigation sur son smartphone et capable de se transformer en caméra de surveillance au besoin, ­Agrisolution a présenté son petit dernier, le WiKab.

«  Nous n’avons pas le même parcours que les autres start-up. Notre ligne de base, c’est de créer des choses simples dont on a besoin  », a souligné son directeur commercial, Xavier Chabannes.

Ainsi, ce petit boîtier connecté est destiné à sécuriser les cabines de tracteurs, ou autres véhicules.

De fait, toute tentative d’intrusion déclenche instantanément une puissante alarme et transmet un SMS à plusieurs destinataires, comme l’a démontré ce soir-là Xavier Chabannes avec la complicité de l’adjudant Nicolas Muselec, le référent sûreté du département, qui jouait le rôle du malfaiteur.

Cette solution devrait donc permettre de limiter le vol de consoles et autres GPS dans les tracteurs. Agrisolution en a déposé le brevet.

«  Ce nouveau produit fonctionne sans application, a précisé Xavier Chabannes. Nous avons été aidés par une société pour tester et réussir à mettre un système dans la cabine pour sécuriser le matériel. Ces vols dans les cabines sont récurrents, les assureurs parlent de centaines de milliers d’euros de préjudice. Peut-être que les agriculteurs équipés pourront avoir une réduction sur leur prime d’assurance… Avec ce système, nous allons essayer d’éloigner la délinquance  ».

Une bonne idée selon la gendarmerie qui est intervenue lors de cette soirée  : «  Notre objectif d’abord, c’est la dissuasion, a rappelé Nicolas Muselec, ajoutant : C’est la redondance de moyens qui permettra d’inverser le sentiment d’insécurité  ».

Le colonel Georges Pierrini est intervenu également  : «  Nous avons renforcé la surveillance et il y a plus de gendarmes sur le terrain. C’est la police de proximité du quotidien  ».

Le boîtier WiKab ne nécessite ni abonnement, ni application. Il est vendu au prix de 485 euros. Son installation est simple et se fait en un quart d’heure. Il suffit ensuite de le paramétrer et de renseigner jusqu’à quatre numéros de téléphone.

L’objet est fabriqué en Eure-et-Loir par la société Capelix, installée à Marboué. L’équipe d’Agrisolution tenait à cet ancrage local.

Hervé Colin

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