Ambroisie : Fredon Île-de-France publie son bilan 2025
Fredon Île-de-France a publié son bilan annuel 2025 de la situation de l'ambroisie.
Fredon Île-de-France a publié son bilan annuel 2025 de la situation de l'ambroisie.
En 2025, l’ambroisie a été vue sur 27 communes en Île-de-France, constate Fredon Île-de-France, organisme à vocation sanitaire missionnée par l'Agence régionale de santé (ARS) pour piloter et animer la problématique de l’ambroisie dans la région, dans son bilan annuel de la situation de l’ambroisie.
Dans le détail, les communes concernées sont Freneuse, Guyancourt (nouveau foyer), Méricourt, Mousseaux-sur-Seine (nouveau foyer) et Saint-Germain-en-Laye pour les Yvelines ; Bois-Herpin, Boissy-la-Rivière, Boissy-le-Cutté, Cerny, Étampes, Maisse, Morigny-Champigny, Saclas et Saint-Cyr-sous-Dourdan en Essonne ; Le Plessis-Bouchard, Taverny et Wy-dit-Joli-Village (nouveau foyer) dans le Val-d’Oise.
15 foyers agricoles
Au total, ce sont environ 450 hectares dans la région qui sont infestés par 21 foyers d’ambroisie à feuilles d’armoise et trois foyers d’ambroisie à épis lisses. Six de ces foyers ont été détectés en 2025. « L'année dernière, 17 foyers d’ambroisie à feuilles d’armoise étaient recensés préoccupants parce que leur gestion nécessite plusieurs années. Parmi eux, quinze sont agricoles. Ils comprennent des parcelles cultivées de céréales, de maïs, des jachères, des cultures à gibiers, des prairies pâturées, etc. », note Fredon Île-de-France. « La majorité des foyers agricoles sont maîtrisés : quatre régressent et sept restent stables. En revanche, trois foyers continuent de s’étendre. En 2025, sur plusieurs parcelles concernées, des millions de grains de pollen d’ambroisie ont ainsi été émis, représentant un risque réel pour la santé des riverains », ajoute l'organisme à vocation sanitaire.
Depuis 2017, l’ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia), l’ambroisie à épis lisses (Ambrosia psilostachya) et l’ambroisie trifide (Ambrosia trifida) sont réglementées par le Code de la santé publique parce que leur prolifération menace la santé humaine. Originaires d’Amérique du Nord, ces trois ambroisies émettent du pollen très allergisant. De plus, la filière agricole est impactée par la propagation de l’ambroisie (perte de rendement, coûts de gestion supplémentaires, etc.).
Organiser la lutte collective est donc une nécessité pour lutter contre la prolifération de l'ambroisie, arme d'allergie massive. « Les agents des collectivités sont formés à la surveillance de l’ambroisie, la chambre d’Agriculture Île-de-France conseille les agriculteurs touchés, les coopératives relaient les messages de prévention, les gestionnaires publics et privés mettent en œuvre des actions de lutte (arrachage, fauchage, etc.). Malgré cela, en certains endroits en Île-de-France, l’ambroisie se disperse », décrit Fredon Île-de-France.
Voir aussi notre article Ambroisie : deux chantiers d'arrachage en Essonne
Lancement d'un Groupe régional ambroisie
« Une surveillance collective permet de détecter au plus tôt la présence d’ambroisie et ainsi de mettre en œuvre rapidement et efficacement des dispositifs de lutte. C’est pourquoi Fredon Île-de-France informe et forme des personnes pour qu’elles puissent connaître et reconnaître l’ambroisie et la signaler. Aujourd’hui, 523 Observateurs ambroisie forment le réseau de surveillance. Les collectivités sont particulièrement invitées à désigner un référent territorial qui saura comment agir sur son territoire », note le bilan annuel 2025.
Par ailleurs, l’ARS Île-de-France a décidé de lancer un Groupe régional ambroisie avec Fredon pour réunir les forces vives de la région afin de mieux porter les messages de prévention et de mieux organiser la lutte. Une première réunion a eu lieu mardi 17 février dans les locaux de l'ARS à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) avec deux tables rondes : une première pour poser les enjeux sanitaires et économiques, les réponses réglementaires pour lutter contre la prolifération de l'ambroisie ; une seconde table ronde pour partager les actions de terrain en milieu agricole, par le conseil départemental de l'Essonne et par le gestionnaire interdépartemental des routes des Yvelines et des Hauts-de-Seine. La prochaine étape de ce Groupe régional ambroisie est de concrétiser les engagements de tous ces acteurs en plan d'action régional et de l'appliquer dans tous les départements franciliens.
Voir aussi notre article Apprendre à reconnaître l'ambroisie