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Anne Servanton-Loeb, céramiste

Depuis plus de trente ans, des États-Unis à la France, Anne Servanton-Loeb évolue dans le milieu artistique. Aujourd’hui, la céramique l’occupe à plein temps.

En visitant l’exposition d’Anne Servanton-Loeb à l’espace Saint-Jean à Melun (Seine-et-Marne), jusqu’au 5 novembre, on découvre également les œuvres picturales de son époux, David Loeb.

Née à Saint-Étienne dans une famille d’industriels, rien ne destinait Anne Servanton-Loeb à la vie d’artiste.

Fille unique, sa boîte de crayons de couleurs la suivait partout, notamment durant les repas d’affaires de ses parents. Enfant, ces derniers l’ont éveillée à la peinture via les expositions auxquelles ils se rendaient régulièrement.

Très vite, l’école l’ennuie, mais l’art lui paraît une évidence. Un compromis est trouvé. Elle intègre l’école d’architecture intérieure Camando à Paris.

« Je suis vraiment née en quittant le bassin houiller pour le bouillon culturel parisien », aime à raconter Anne Servanton-Loeb d’une voix douce et posée.

Puis, face à l’insistance de son papa qui veut qu’elle apprenne l’anglais, elle part aux États-Unis. Installée dans l’Indiana, Anne Servanton-Loeb suit une formation sur les décors d’opéra au sein d’une université où elle deviendra instructeur.

Elle y rencontre son futur époux, David Loeb, peintre et issu du sérail. Le couple prend la direction de New-York où elle travaille à la conception de décors de théâtre et de maquettes.

Quelques années plus tard, pour des raisons familiales, Anne et David se mettent à alterner les séjours en France et aux États-Unis.

Anne Servanton Loeb se lance alors dans le dessin textile et, en parallèle, elle débute la poterie aux États-Unis. En France, elle se consacre à la sculpture.

En 2011, le couple et ses trois enfants s’installent définitivement au cœur du pays bellifontain (Seine-et-Marne).

Anne Servanton-Loeb se forme alors à la céramique et devient professionnelle en 2013. « Ce qui est beau, c’est la terre. J’aime la sentir », souligne l’artiste, qui a une prédilection pour les formes affilées comme les amphores ou, à l’inverse, plates comme les galets.

« Je construis mes pièces à la main et non au tour comme les Africains. J’aime bien que les pièces “mûrissent” doucement comme des fruits ou des plantes. La technologie rapide ne me plaît guère. Le temps, le calme, la musique vont de pair avec cette façon de travailler qui se rapproche d’une forme de méditation », explique la céramiste, au milieu de son exposition à Melun.

Et d’ajouter : « La façon de présenter les pièces sont une sorte de mise en scène qui permet d’écrire une phrase avec différents rythmes et respirations. »

Découvrez le travail d’Anne Servanton-Loeb sur son site.

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