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Témoignage
« Apiculteurs et agriculteurs peuvent vivre en symbiose »

Apiculteur à la Ferté-Saint-Aubin (Loiret) et membre du réseau Agrapi, David Sowtys évoque les relations entre ­les apiculteurs et les agriculteurs.

David Sowtys fait partie du Gaec de Mérignan. Il s'agit d'un Gaec de quatre associés, tous apiculteurs.

« La société existe depuis 1991, d'où le nom de notre marque  "miel 1991", explique-t-il. Nous avons plus de mille ruches à gérer sur l'exploitation. Nous produisons plus de dix variétés de miel différentes. »

Sa production de miel rayonne de la Sologne au Berry en passant par la Beauce.

David Sowtys rappelle cependant que le métier d'apiculteur n'est pas facile. « Physiquement, c'est très dur, le travail est plus facile à plusieurs. »

Le producteur a eu ses premières ruches en 2004 et s'est installé en tant que professionnel en 2015. C'est lorsqu'il rencontre Cyril Billard, céréalier, que l'idée d'une collaboration entre apiculteur et agriculteur est née.

Les deux hommes échangent au sujet de leur métier respectif. Des métiers qui, selon eux, se rejoignent.

« En tant qu'apiculteur et agriculteur, nous aimons la nature. Nous vivons dedans toute la journée. Naturellement, nous nous sommes retrouvés à nous côtoyer de plus en plus. Nous avons discuté et nous nous sommes écoutés. Nous avons essayé de comprendre le travail de chacun. »

La collaboration a débuté quand David Sowtys a installé des ruches sur les cultures de colza et de tournesol de Cyril Billard. « Avant je travaillais beaucoup en transhumance. J'amenais les abeilles de fleurs en fleurs. En Beauce, il n'y a pas de fleurs durant toute la saison. En grandes cultures, après la saison du colza, il y a un trou jusqu'au tournesol. »

Il poursuit : « Évidemment, les abeilles ont besoin de butiner tous les jours pour produire du miel. Elles ont besoin d'un apport quotidien en pollen. Nous avons donc pensé à semer des jachères fleuries afin que les abeilles trouvent à manger rapidement et facilement. Nous pouvions ainsi laisser les ruches à l'année plutôt que de les transhumer. Cela a pour effet de moins stresser les abeilles. »

David Sowtys a placé 60 ruches chez son ami et collègue. Il est fier de pouvoir dire que 200 ruches peuvent se retrouver dans un rayon de 20 km. L'apiculteur affirme qu'il a très peu de souci de ruches dans le secteur. Il n'a quasiment aucune perte.

Il est fier de cet échange professionnel. « Nous sommes la preuve qu'apiculteurs et agriculteurs peuvent vivre en symbiose et en collaboration sans aucun problème. Il s'agit simplement de respecter le métier de chacun. »

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