Aller au contenu principal

Avec ses vignes, Chambord retrouve un paysage disparu

« Nous revenons à un paysage disparu. » Avec ces mots, Jean d’Haussonville, directeur du domaine national de Chambord, marque l’importance historique et patrimoniale du retour des vignes à Chambord, un site classé en zone Natura 2000.

En 1519, François Ier a fait venir 80 000 pieds de vigne de Bourgogne, dit cépage romorantin.  « Il y a toujours eu des vignes à Chambord. Comme partout, les métairies possédaient leur vigne », insiste le directeur.

Des archives datant des XVIe et XVIIIe siècle attestent de cette présence. C’est à partir du XIXe siècle que les traces s’effacent, « sûrement à cause du phylloxera qui a ravagé les vignobles européens à cette époque », souligne Guillaume Garot, président du domaine.

Le 12 juin, deux hectares de romorantin pré-phylloxérique datant d’au moins 1840 — soit des pieds qui n’ont subi aucune transformation génétique ni greffage — ont été plantés à la ferme de l’Ormetrou sur le domaine de Chambord avec la participation de nombreux invités (élus, représentants de l’État et d’organismes institutionnels).

Ces plants appartiennent à la famille Marionnet, basée à Soings-en-Sologne, qui en a fait l’acquisition en 1999.

Au total, douze hectares seront plantés à l’Ormetrou au sol sableux et légèrement argileux : quatre de pinot noir et en 2016, deux autres de romorantin pré-phylloxérique, trois et demi de romorantin greffé et un demi-hectare de gamay.

La vinification sera la même que celle effectuée par le domaine Marionnet : un vin naturel, sans souffre ni levure et, à la demande de la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, un vin biologique.

En prime, le ministère finance le projet d’un circuit de promenade touristique, à hauteur de 800 000 €.

À partir de 2019, année de la première récolte et des cinq cents ans du château, 50 à 60 000 bouteilles par an devraient être produites. Le résultat net estimé à 300 000 € sera destiné à l’entretien du mur d’enceinte de 32 km.

Le domaine de Chambord a entrepris des démarches pour que ses vins soient en appellation d’origine contrôlée Cheverny et Cour-Cheverny. Après un vote favorable lors du dernier conseil d’administration, le syndicat de l’AOC a envoyé la demande auprès de l’Inao concernant l’appellation Cheverny.

« Par ce vote, nous avons approuvé l’extension de l’aire Cheverny à la ferme de l’Ormetrou. En effet, juste derrière le mur, un vigneron de l’AOC possède des terres », explique le président Daniel Tevenot. En revanche, pour l’AOC Cour-Cheverny, la démarche devrait être plus compliquée.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

S'abonner
Pour profiter de l'intégralité du contenu de notre site Internet, recevoir votre journal papier dans votre boîte aux lettres…
Mardi 3 mars, à Poupry. Guillaume Hardy est le nouveau président du syndicat Jeunes agriculteurs d'Eure-et-Loir. Il succède à Sylvain Marcuard.
Guillaume Hardy : un jeune président pour JA 28
Lors de son assemblée générale le 13 février, Guillaume Hardy a été élu à la présidence du syndicat Jeunes agriculteurs d'…
Lundi 23 février, à Paris. L'association Cuisine en Loir-et-Cher était présente, lors de la journée du Loir-et-Cher afin de préparer des amuse-bouche d'exception avec des produits du terroir.
Le Loir-et-Cher mis en lumière lors du Sia
Une délégation loir-et-chérienne, avec notamment Marc Fesneau, député, et Joseph Zimet, préfet de Loir-et-Cher, a rejoint Paris…
Publiez votre annonce judiciaire et légale
Le journal Horizons dispose d'une plateforme en ligne dédiée à la saisie des annonces judiciaires et légales, accessible à tous…
Pas un Salon sans médaille pour le brasseur de L'Eurélienne, Vincent Crosnier (à g.), qui décroche cette fois l'or pour sa blonde et le bronze pour sa triple.
Sia : l'Eure-et-Loir tire son épingle du jeu
Atypique. Cette édition 2026 du Salon international de l'agriculture ne ressemble à aucune des précédentes. Certes, les…
Dimanche 22 février, à Paris. Valérie Pécresse a inauguré le pavillon francilien du Salon de l'agriculture 2026.
Sia : Valérie Pécresse sur le stand régional en soutien aux agriculteurs franciliens
La présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse, a passé la journée du dimanche 22 février au Salon de l'…
Publicité