Tourisme
Belle-Île-en-Mer la bien nommée
Au large de Quiberon (Morbihan), Belle-Île-en-Mer, plus grande île bretonne, séduit toute l’année par ses paysages, son patrimoine et ses liens avec les artistes.
Au large de Quiberon (Morbihan), Belle-Île-en-Mer, plus grande île bretonne, séduit toute l’année par ses paysages, son patrimoine et ses liens avec les artistes.
Située au large de Quiberon, dans le Morbihan, Belle-Île-en-Mer est la plus grande des îles bretonnes. Longue d’environ 20 km, elle réunit quatre communes : Le Palais, Sauzon, Bangor et Locmaria. Près de 6 000 habitants y vivent toute l’année. L’île connaît aussi une forte hausse de sa population en saison, en raison de son attractivité touristique.
Des paysages façonnés par la mer
L’arrivée se fait le plus souvent par Le Palais, principal port de Belle-Île. C’est aussi l’un des principaux centres de vie de l’île, avec ses commerces, ses services et sa citadelle qui domine l’entrée du port. Les fortifications rappellent le rôle stratégique qu'a longtemps joué Belle-Île sur la façade atlantique.
À quelques kilomètres, Sauzon présente un autre visage, organisé autour d’un port plus resserré. Bangor est tourné vers la côte sauvage et ses paysages sont exposés aux vents. Locmaria, au sud-est, ouvre sur des secteurs plus abrités, avec des plages, des vallons et des hameaux.
Belle-Île doit une grande partie de sa notoriété à son littoral. La côte exposée à l’Atlantique alterne falaises, landes, criques et rochers découpés. Les Aiguilles de Port-Coton figurent parmi les sites les plus connus. Leur nom vient de l’écume blanche produite par les vagues lorsqu’elles se brisent sur les rochers.
Un lieu lié aux artistes
Ces paysages ont aussi marqué l’histoire de l’art. Claude Monet séjourne sur l’île en 1886 et peint la côte Sauvage. Ses toiles ont contribué à faire connaître Belle-Île au-delà de la Bretagne, en montrant la force du relief, de la lumière et des mouvements de la mer.
Autre site emblématique, la pointe des Poulains reste associée à Sarah Bernhardt. La comédienne y acquiert un ancien fort à la fin du XIXe siècle et y séjourne régulièrement. Le lieu témoigne du lien ancien entre Belle-Île et les artistes venus y chercher l’isolement, l'inspiration et la présence de l’océan.
Une île qui se découvre aussi à pied
Belle-Île se vit aussi depuis ses sentiers. Le GR 340 fait le tour de l’île par le littoral sur environ 85 km. Il relie les grands sites naturels, les ports, les plages et les secteurs plus sauvages de la côte atlantique. Le parcours permet de mesurer le relief de l’île, souvent plus marqué qu’on ne l’imagine depuis le continent.