Aller au contenu principal

Portrait
Bettina Babaud, la flamme des enfants papillons

Mère d’un petit garçon de 7 ans atteint d’épidermolyse bulleuse, Bettina Babaud se bat au quotidien pour son « enfant papillon » et communiquer sur cette maladie génétique rare.

© Sylvain Dufourt

Maman seine-et-marnaise de trois enfants (17, 14 et 7 ans), dont le dernier, Bruno, est atteint d’épidermolyse bulleuse, Bettina Babaud se bat au quotidien, avec son conjoint, pour que son fils ait une vie la plus normale possible.

Cette maladie est due à une mutation génétique pendant la grossesse. Il existe également une forme récessive. Elle empêche le corps de produire du collagène et se traduit par des bulles sous-épidermiques qui se forment au moindre impact ou frottement. « Les premières bulles sur la peau sont apparues dès la naissance. Alors que Bruno avait 10 jours, et qu'il était pris en charge à Necker, un nom a été mis sur sa maladie. Nous n’avons pas souffert d’errance médicale », explique Bettina Babaud. Son fils nécessitant de nombreux soins, il ne pouvait pas être confié à n’importe qui. Son employeur — elle est responsable juridique chez SNCF voyageurs — a accepté qu’elle télétravaille trois jours par semaine. Alors que le quotidien de la famille est bouleversé, « continuer à travailler me permet de me changer les idées », souligne Bettina Babaud. « La mère de mon compagnon s’occupait de Bruno à domicile et ainsi je pouvais faire les soins. »

Bien que les enfants papillons — nom donné aux enfants atteints de cette maladie — vivent avec des douleurs de grands brûlés, Bruno « vit avec le sourire aux lèvres et ne se plaint jamais. C’est un battant », raconte sa maman. Si le sport est sa passion comme sa maman, mille précautions sont nécessaires et tout n’est pas possible. Il pratique le piano équipé de gants, chaque blessure restant à vie. Les sorties sont adaptées.

Administratrice au sein de l’association Debra France, qui réunit des malades et des parents de malades atteints d’épidermolyse bulleuse, Bettina Babaud a porté la flamme olympique le 20 juillet entre la mairie et la gare de Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne). « Une façon de parler de la maladie et des enfants papillons », explique l’habitante d’Annet-sur-Marne. Cette férue de sport a également participé au Marathon pour tous avec son compagnon et papa de Bruno, Sylvain, encouragée par l’ensemble de la famille pour porter les couleurs des enfants papillons. Et l’aventure olympique ne s’arrête pas là puisque la famille a assisté à différentes épreuves, dont une au Stade de France avec Bruno.

Outre les soins, « la charge mentale, avec son côté administratif, est parfois lourde », regrette Bettina Babaud, qui se réjouit de chaque petit pas en avant de son fils. Si la maladie est incurable à ce jour, ses espoirs se tournent vers la recherche. Un gel a été mis au point aux États-Unis. « Nous fondons de gros espoirs qu’il puisse le tester. Posé en milieu hospitalier, il répare la peau. Toutefois, l’application doit être réalisée régulièrement, la peau se renouvelant ».

Accueilli à bras ouverts à l’école où il est scolarisé en CE1, Bruno bénéficie d’une AESH* à 100 % pour l’aider dans les gestes du quotidien. Alors que sa maladie est rare avec une prévalence de 5 à 20 cas pour un million, une semaine internationale de sensibilisation de cette maladie s’est tenue fin octobre.


*Accompagnant des élèves en situation de handicap.

Biographie

  • 2017 : naissance de son 3e fils Bruno, atteint d’épidermolyse bulleuse.
  • Juillet 2024 : porte la flamme olympique.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Patrick Bunel, roi des galettes du Val-d'Oise
Lauréat du concours de la meilleure galette aux amandes 2026 du Val-d'Oise, Patrick Bunel est un boulanger-pâtissier passionné…
Vendredi 9 janvier, des agriculteurs ont procédé à des contrôles symboliques de camions à Saint-Cyr-en-Val afin de dénoncer le faible niveau de contrôle des produits importés en France.
Face au manque de contrôles, les agriculteurs du Loiret se mobilisent
Face à des contrôles jugés insuffisants sur les importations, les Jeunes agriculteurs et la FNSEA du Loiret ont mené une action…
[VIDÉO] Plus de 400 tracteurs sont entrés dans Paris
[MAJ 14/01/2026] Retour sur la longue journée de mobilisation du mardi 13 janvier à Paris.
Lundi 5 janvier, les représentants de la FNSEA 28 et de Jeunes agriculteurs d'Eure-et-Loir échangent avec le préfet d'Eure-et-Loir.
Normes, revenu et souveraineté au cœur des échanges avec le préfet
Lundi 5 janvier, le préfet a reçu les représentants de la FNSEA et de JA d'Eure-et-Loir. Ce rendez-vous a permis de…
Mardi 20 janvier 2026, à Strasbourg. Les agriculteurs manifestent leur mécontentement face à l'accord de l'Union européenne avec le Mercosur, la taxe sur les engrais via le MACF et la Pac.
En direct de la manifestation des agriculteurs à Strasbourg 📹
Ce mardi 20 janvier, à l'appel de la FNSEA et de JA, des agriculteurs venus de France et de 17 pays européens sont à Strasbourg…
Du 20 au 22 janvier, JA 41 et Mareuil-sur-Cher ont accueilli la session nationale viticulture du syndicat national Jeunes agriculteurs.
JA 41 accueille la session nationale viticulture à Mareuil-sur-Cher
JA 41 a accueilli des représentants des départements viticoles français à l'occasion de la session viticole de Jeunes…
Publicité