Aller au contenu principal

Biennale de l’architecture et du paysage : l’agriculture aura toute sa place

La Région Île-de-France organise la première Biennale de l’architecture et du paysage à compter du 3 mai à Versailles (Yvelines). L’agriculture y a toute sa place.

« Le goût du paysage  », ou quand l’agriculture se dévoile au public sous un angle positif et constructif. En ces temps difficiles pour le monde agricole face au regard de la société, c’est une véritable bulle d’air, une opportunité de communication précieuse qui va s’ouvrir à compter du 3 mai au cœur du Potager du Roi, à Versailles (Yvelines).

C’est là, notamment, que se tiendra la toute première Biennale de l’architecture et du paysage, initiée et organisée par la Région Île-de-France.

Durant neuf semaines (jusqu’au 13 juillet), plusieurs expositions, animations, conférences, etc. envahiront la ville, dont tout un volet dédié à l’agriculture qui à la fois façonne le paysage et produit ce que nous mangeons.

Le goût du paysage aura intégralement lieu au sein du Potager du Roi et de l’Ecole nationale supérieure du paysage.

La manifestation se déroulera en deux parties  : l’une consacrée aux installations et expositions, l’autre à des journées-événements qui se tiendront tous les dimanches.

Depuis l’entrée du Potager jusqu’à la porte du Jardin des Suisses, un dispositif scénique permettra la découverte du site et de ses activités de production, d’expérimentation, d’acclimatation mais aussi de composition et de transmission.

Dans le Jardin des Suisses, les visiteurs découvriront une mise en scène temporaire projetant la création d’un centre culturel du paysage mais aussi les bonnes feuilles du texte-manifeste Le goût du paysage publié à l’occasion de la biennale.

Aussi, le pavillon des Suisses, ancien laboratoire de l’école d’horticulture, sera ouvert pour la première fois au public qui y découvrira notamment les portraits de deux paysagistes, Jacques Simon et Michel Corajoud, qui estiment que «  le paysage est d’abord une culture du territoire dont les paysans sont les premiers artisans  ».

Enfin, une salle sera dédiée aux cartes et photographies aériennes situant les domaines cultivés en Île-de-France. «  Les villes, pour une fois, apparaissent à l’horizon des campagnes qui les nourrissent  » promet l’événement.

Dans le pavillon des Suisses toujours, vingt-quatre producteurs franciliens seront portraitisés et des reportages vidéos seront diffusés sur chacun d’eux. Ils ont été sélectionnés pour la diversité de leurs productions, un critère représentatif de l’Île-de-France.

À découvrir donc, les céréales, les fruits et légumes mais aussi la vigne, le houblon, le cresson, la menthe poivrée, les champignons, les poules, vaches, moutons, chèvres et porcs ou encore truites, carpes et abeilles.

Chaque dimanche de la biennale, un marché de producteurs prendra vie au Potager du Roi. Il sera l’occasion pour le public de remplir son panier des productions locales mais aussi d’échanger avec les producteurs, d’assister à des démonstrations et pourquoi pas de déjeuner sur place à l’épicerie-buvette.

C’est aussi là que les «  goûteurs du paysage  » entreront en action  : paysagistes, architectes, cuisiniers, urbanistes, écrivains, artistes et jardiniers viendront au moment du déjeuner à la rencontre des visiteurs.

À noter également, la programmation de films sur la campagne qui seront systématiquement suivis d’un débat, l’organisation de conférences destinées à la fois aux enfants et aux adultes ou encore les «  conversations paysagères  » qui réuniront des paysans, des urbanistes, des ingénieurs agronomes ou encore des économistes qui débattront autour du commissaire de la manifestation.

Marine Guillaume

Cinq autres manifestations
Outre Le goût du paysage, cette biennale verra se tenir cinq autres manifestations  :
- Augures, laboratoire des nouvelles pratiques architecturales dans la Petite Écurie et à l’École nationale supérieure d’architecture ;
- Échappées belles - exposition photo sur les grilles de l’hôtel de ville et le mur des Petites Écuries ;
- Versailles ville nature, permanence et création à l’espace Richaud ;
- Horizon 2030 - les projets et les ambitions du Grand Paris express à l’ancienne Poste ;
- Versailles. Architectures rêvées 1660-1815 au château de Versailles.
pratique
Toutes les manifestations seront ouvertes tous les jours sauf le lundi. En semaine de 12 heures à 19 heures et le week-end de 11 heures à 19 heures. Entrées gratuites pour Augures, Versailles ville nature, Horizon 2030 et Échappées belles. Pour Le goût du paysage  : entrée gratuite les 4 et 5 mai, puis 4 euros du 7 mai au 13 juillet (gratuit - de 12 ans). Un pass pour les neuf journées-événement est proposé au prix de 10 euros. Pour Versailles, architectures rêvées  : 18 euros. Trois journées de débats en accès libre seront organisées lors du lancement de la biennale, les 3, 4 et 5 mai à l’auditorium de l’École d’architecture (avenue de Sceaux). La journée du 5 mai sera d’ailleurs dédiée à «  La ville fertile  » avec cinq tables rondes  : Dessine-moi la ville fertile à 10  h 45, Vers la ville nourricière à 12 heures, Vers la ville jardin à 14 heures, Vers la ville beauté à 15 heures, et Vers la ville rêve à 16 heures.
La manifestation Le goût du paysage, organisée dans le cadre de la Biennale de l’architecture et du paysage, se déroulera au sein du Potager du Roi à Versailles (Yvelines).
Sumiyo Ida

Les plus lus

En Seine-et-Marne, le coup d'envoi de la moisson 2021 a été donné début juillet. Cette récolte, débutée tardivement, se déroule par intermittence en raison des nombreux épisodes pluvieux qui surviennent régulièrement depuis deux semaines.
En Île-de-France, la moisson tarde à s'enclencher
Manque d'ensoleillement, excès d'eau…, la moisson francilienne tarde à débuter. Les toutes premières récoltes ont eu lieu la…
Banderole "Grâce aux agriculteurs, des fleurs pour nos abeilles" au bord d'une jachère fleurie en Seine-et-Marne..
« Grâce aux agriculteurs, des fleurs pour nos abeilles »
Des exploitants agricoles de Seine-et-Marne affichent des banderoles près de leurs jachères fleuries.
Le 22 juillet, à Saulnières. Maxime Vecten est ravi de sa toute nouvelle ­moissonneuse-batteuse Case IH Axial Flow 9250.
La récolte avec une géante : l'Axial Flow 9250 de Case IH
La société Duret vient de livrer une moissonneuse-batteuse Case IH Axial Flow 9250. Petit tour aux côtés de son heureux…
Lorsqu'elle est pleine, la ­moissonneuse-batteuse peut peser jusqu'à 30 tonnes : la désembourber s'avère alors très compliqué.
Moissons : les agriculteurs s’embourbent dans le retard
Dans le Loiret, les premiers agriculteurs ont timidement commencé à récolter la semaine dernière mais la météo pluvieuse ne…
Les Yvelines, l'Essonne et le Val-d'Oise sont désormais dotés d'une convention Feux de chaume qui lie pompiers et agriculteurs.
Feux de chaume : agriculteurs et pompiers main dans la main
À l'aube de la moisson 2021, les Yvelines, l'Essonne et le Val-d'Oise sont désormais dotés d'une convention Feux de chaume signée…
Alexandre Pelé est le président de la Confédération générale des planteurs de betteraves Centre-Val de Loire.
Quelles perspectives d’avenir pour la filière betteravière ?
Après l’annonce de Cristal Union d’un prix de la betterave à 30 euros/tonne, Alexandre Pelé, président de la Confédération…
Publicité