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Blé : la pire récolte depuis des décennies

Après des orges d’hiver très décevants, la moisson seine-et-marnaise se poursuit avec les blés, dont les rendements et la qualité sont catastrophiques.

Saint-Cyr-sur-Morin, lundi 1er août. Alors que des averses sont annoncées les jours suivants, les moissoneuses-batteuses s’activent dans les parcelles de blé.
Saint-Cyr-sur-Morin, lundi 1er août. Alors que des averses sont annoncées les jours suivants, les moissoneuses-batteuses s’activent dans les parcelles de blé.

En ce début août, la moisson se poursuit en Seine-et-Marne sous un ciel sombre voire noir tant pour ses résultats catastrophiques que pour sa météorologie avec une alternance de soleil et d’averses.

Au nord-est du département, seul un tiers des blés est récolté.

Partout le constat est le même : il s’agit de la pire récolte depuis des décennies avec des rendements en blé divisés par deux voire plus et une qualité médiocre.

Le directeur de Valfrance, Denis Simon, annonce un rendement moyen extrêmement faible de 42 q/ha -contre 91 l’an passé-, des taux de proteines très hauts (supérieurs à 13,7) et des poids spécifiques en deça des normes habituelles (70 en moyenne). Sur le secteur de la coopérative Valfrance, aucune parcelle  n’excède es 65 q/ha.

Des résultats corroborés par ceux d’Acolyance qui collecte sur l’est du département de la Seine-et-Marne.

Les conditions climatiques et les maladies de fin de cycle ont eu une forte incidence sur ces résultats. « Il apparaît compliqué de tirer des conclusions variétales cette année car on trouve tout et son contraire pour une même variété », note Denis Simon.

Et de poursuivre : « Il faut espérer que les conditions 2016 sont de l’ordre de l’accident industriel. Maintenant, notre travail consiste à rencontrer nos clients pour travailler avec eux sur les conditions de commercialisation de nos productions afin de valoriser au mieux la récolte 2016 ».

La récolte des autres productions complète ce scénario noir. Des parcelles de pois et féveroles d’hiver n’ont pas été récoltées. Les rendements en colza s’établissent dans une fourchette allant de 30 à 35 q/ha avec une particularité : des taux d’huile plus faibles que les années précédentes, une caractéristique qui semble liée au poids de mille grains.

Quant aux orges d’hiver, le rendement moyen annoncé est de 55-60 q/ha avec un taux de protéines acceptable (11,5) mais un calibrage (57 %) et un poids spécifique (environ 58) très faibles.

« La contrainte protéine ne sera pas un frein », précise Denis Simon. « Une grande partie sera commercialisable en orge de brasserie », ajoute le responsable commercial sud-ouest d’Acolyance, Luc Peté.

Concernant les orges de printemps, dont la moisson n’en est qu’à ses balbutiements dans certains secteurs, les rendements, compris entre  55 et 65 q/ha, décrochent moins tout comme la qualité. Tous ne profitent pas de ces résultats acceptables en orge de printemps, la moyenne étant de 40 q/ha dans certains secteurs.

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