Coopératives
Bonneval Beauce et Perche : une collecte inattendue pour la coopérative
La Coopérative agricole Bonneval Beauce et Perche annonce une récolte précoce, rapide, de qualité et en hausse de 4 % par rapport à l'an dernier. Rencontre le 21 juillet avec son président, Arnaud Mercier, son directeur, Guillaume Rivet, et la responsable filières, Marie David.
La Coopérative agricole Bonneval Beauce et Perche annonce une récolte précoce, rapide, de qualité et en hausse de 4 % par rapport à l'an dernier. Rencontre le 21 juillet avec son président, Arnaud Mercier, son directeur, Guillaume Rivet, et la responsable filières, Marie David.
«Nous ne sommes pas mécontents, notre collecte progresse de 4 % par rapport à la précédente », se réjouit le directeur de la Coopérative agricole Bonneval Beauce et Perche (Cabbep), Guillaume Rivet, que nous rencontrons pour établir ce bilan de collecte aux côtés de son président, Arnaud Mercier, mardi 21 juillet.
« Tout est venu d'un coup »
« Nous avons rarement eu une récolte aussi précoce, pointe le président. Parfois certaines parcelles caillouteuses sont récoltées tôt mais là, tout est venu d'un coup et sans interruption. Nous avons eu notre pic de collecte au 2 juillet et certains silos ont fermé dès le 14 juillet. Certains adhérents ont même fini en juin… ».
Guillaume Rivet rentre dans le détail de cette collecte 2026 : « Pour les orges d'hiver et de printemps, nous sommes plutôt déçus, avec une moyenne de 74 quintaux. Il y a un peu trop de protéines, le calibrage est de 81 et de 84 pour les orges de printemps. C'est moins bien que l'an dernier. En blé dur, la collecte est plutôt moyenne avec 75 quintaux, avec un bon taux de protéines à 14,5. En blé tendre, le rendement moyen pour la coopérative est de 86 quintaux avec des secteurs à 90, comme Toury, Prasville ou Unverre, et d'autres à 75, à l'image de Frétigny ou Illiers-Combray. Il y avait une crainte sur le taux de protéines mais il affiche 11,4 et le poids spécifique 80, c'est dans les normes de commercialisation. Quant au blé de force, c'est correct avec 72 quintaux et des protéines au-dessus de 15 ».
« Nous nous sommes plutôt bien défendus, les pluies de début mai ont sauvé la récolte, estime Arnaud Mercier. Tout du moins elles ont limité la casse et ont permis de porter l'azote. Les anciens disaient ‘‘Quand l'escourgeon est bon, le reste suit’’. Là, les autres cultures sont meilleures que les orges ».
Le cas colza
Comme l'an passé, le colza se révèle la bonne surprise de cette collecte, avec 43 quintaux en moyenne pour la Cabbep. « Il a galopé en stade, nous avions des craintes en début de campagne, rembobine le président. Les fleurs sont arrivées très tôt mais la floraison a été longue. Nous avons aussi eu pas mal d'attaques de méligèthes, bien maîtrisées, sauf en bordure de bois. Et à la fin, c'est très correct ».
Finalement pour Guillaume Rivet, « c'est plutôt pas mal, les rendements semblent liés à la quantité d'eau reçue en mai. Et il n'y a pas eu de pression maladie. Quand avril est sec, il y a du rendement ». Arnaud Mercier précise : « Nos adhérents n'ont pas fait d'impasse sur l'engrais, ce qui aurait pu se comprendre compte tenu des prix. Ils ont joué le jeu pour avoir la prime ».
Quant au déroulé de cette moisson marquée par deux canicules : « Nous nous sommes adaptés aux recommandations, toutes les coopératives étaient d'accord. Nos silos ont fermé plus tard, ce n'était pas toujours facile mais ça s'est bien passé, chacun a fait preuve de responsabilité. Dans notre secteur, nous n'avons pas eu trop d'impacts des incendies, il y a eu pas mal de départs de feu mais tous vite maîtrisés grâce à la cohorte des agriculteurs. En revanche, là où ça a été plus sportif, c'est que nous avions prévu des dégagements des grains au 11 juillet et il a fallu composer avant en stockant momentanément dehors… ». Conséquence d'une collecte abondante.