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Bourges sacre Christine

« Héloïiiiiise », s’égosille une voix féminine, au milieu de la clameur qui vient de saisir la salle de concert « Le W ». « Toi, tu connais mon état civil ! », répond l’intéressée.

L’intéressée, Héloïse Letissier à la ville, c’est Christine à la scène : la chanteuse de Christine and the Queens. Ce 29 avril, elle vient de prendre possession des lieux pour clore le Printemps de Bourges.

Titre après titre, Christine distille la mélancolie et la poésie de Chaleur humaine, son premier album studio sorti il y a un an.

On en prend plein la vue. L’artiste entraîne ses danseurs, corps souples et pommettes hautes, dans des mouvements tantôt fluides tantôt saccadés, tantôt amples tantôt ramassés. Sur un écran, Christine apparaît floue, anamorphosée ou sépia. Les éclairages — bleu qui hypnotise, rose qui réconforte — rappellent ses clips monochromes.

La chanteuse utilise ses textes et ses clips pour parler acceptation de soi et droit d’être hors-norme. Sur scène, en costume sombre et derbys aux pieds, c’est aussi par l’humour qu’elle incite chacun à s’affirmer : « Tu peux être qui tu veux ce soir ! Même une chauve-souris. »

Ce soir, Christine sera à la fois danseuse émérite, petite enfant au regard perdu et même apparition mystique quand, le visage nimbé de lumière rose et des paillettes dorées entre les mains, elle reprend un titre de Christophe, mâtiné de Kanye West : Paradis perdus.

Le spectacle est cadré, les chorégraphies sont millimétrées et les costumes sont cintrés, mais la chaleur humaine est bien là. Christine tutoie, rassure, remue son public. Et faire partie des six mille spectateurs, c’est comme appartenir à un même organisme, à la fois cœur qui bat et chœur qui chante avec elle.

Touchée par cette ferveur, Christine livre une conclusion en forme de promesse : « Merci ! Ca donne envie de faire un deuxième album… »


Retrouvez ici quelques extraits du concert de Christine and the Queens au Printemps de Bourges (à partir de 2’04).

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