Aller au contenu principal

Brasserie de Chambord : une bière de qualité bas-carbone

La Brasserie de Chambord a ouvert récemment à Saint-Gervais-la-Forêt (Loir-et-Cher). À l'origine de cette nouvelle venue : la coopérative Axéréal, qui souhaite valoriser l’agriculture régénérative.

La Brasserie de Chambord, lancée par la coopérative Axéréal, a ouvert ses portes il y a quelques semaines à Saint-Gervais-la-Forêt. Cette année, elle compte produire 1 000 hectolitres de bière avec de l'orge bas-carbone.
La Brasserie de Chambord, lancée par la coopérative Axéréal, a ouvert ses portes il y a quelques semaines à Saint-Gervais-la-Forêt. Cette année, elle compte produire 1 000 hectolitres de bière avec de l'orge bas-carbone.
© Horizons Journal

La coopérative agricole Axéréal et le Domaine national de Chambord se sont associés pour créer la Brasserie de Chambord. Ouverte depuis quelques semaines, elle propose à ses différents clients des bières produites avec de l’orge bas-­carbone. Une démarche qui s’inscrit dans la volonté de la coopérative Axéréal de valoriser l’agriculture régénérative.

Pour ce projet, le Domaine national de Chambord a autorisé la coopérative à produire des bières sous le nom de marque Chambord. « Nous respectons un cahier des charges strict pour pouvoir utiliser le nom de la marque Chambord. Ils ont accepté car nous leur avons proposé un projet cohérent avec leurs valeurs  , explique Valérie Leguereau, administratrice Axéréal et productrice d’orge à Villemardy (Loir-et-Cher). En produisant une bière bas-carbone, la brasserie permet aux agriculteurs de voir le fruit de leur travail transformé en un produit fini, tout en respectant des pratiques agricoles durables.

Une orge bas-carbone

L’orge utilisée pour la production de la bière est donc issue de parcelles d’agriculteurs pratiquant une agriculture régénérative et bas-carbone, c’est-à-dire une agriculture avec, par exemple, un allongement de la rotation ainsi que l’intégration de légumineuses pour augmenter l’apport d’azote. « De nombreux agriculteurs nous ont déjà rejoints dans cette démarche d’agriculture régénérative. C’est un projet commun et la brasserie est un élément qui permet de valoriser cela », détaille Valérie Leguereau. Cette initiative s’inscrit dans une continuité avec d’autres projets de valorisation comme Intact, usine de transformation de pois protéagineux en construction à Baule (Loiret).

1 300 m2

Les orges cultivées dans la région par les agriculteurs Axéréal sont transformées à la malterie Boortmalt d’Issoudun (Indre), propriété du groupe coopératif. La création de la Brasserie de Chambord est donc une suite logique, permettant de boucler la chaîne de production en fabriquant directement la bière à partir du malt issu de l’orge bas-carbone. Située sur un site de 1 300 m2 : 1 000 m2 pour la production et 300 m2 consacrés à un espace boutique-bar. La brasserie mise sur la transparence avec une baie vitrée séparant la zone de production et l’espace commercial. « Il était indispensable que les gens puissent voir le travail de la production en direct. C'est important », souligne Cédric Allin, directeur de la Brasserie.

1 000 hectolitres pour la première année

Pour sa première année, la brasserie prévoit une production de 1 000 hectolitres, avec un objectif de 10 000 à 12 000 hectolitres d'ici à cinq ans. Cette production repose sur quatre cuves thermorégulées de 40 hectolitres et deux cuves de 60 hectolitres. En moyenne, 20 tonnes de malt d’orge sont nécessaires pour produire 1 000 hectolitres de bière. La brasserie propose plusieurs types de bières. La gamme traditionnelle est constituée de six références : la Chambord blonde, la IPA, la blanche, l'ambrée, la cerise et une version sans alcool. Pour diversifier son offre, une limonade est également produite. Actuellement, l’effort commercial se concentre sur la région Centre-Val de Loire avant d’envisager une expansion nationale, voire internationale.

Créer du lien

Au-delà de la production, la Brasserie de Chambord propose ses drêches, sous-produit du brassage, au méthaniseur de Mer pour produire de l’énergie verte. Sous la supervision du maître brasseur Guillaume Bachellerie, la brasserie met un point d’honneur à offrir une bière de qualité à ses clients.

Les adhérents de la coopérative Axéréal bénéficient de certains avantages au sein de la brasserie. Pour en savoir plus, ils peuvent se rendre sur l’Intranet d’Axéréal. L’objectif de cette brasserie est assurément de créer du lien aussi entre agriculteur et client. « On espère que les agriculteurs de la démarche agriculture régénérative vont s’approprier ce lieu et venir échanger avec les gens pour mettre en avant cette belle démarche », conclut Valérie Leguereau.


La Brasserie de Chambord se situe 125 route Nationale à Saint-Gervais-la-Forêt (Loir-et-Cher). Elle est ouverte du lundi au mercredi de 11 heures à 21 heures et du jeudi au samedi de 11 heures à 23 heures.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Hervé Fouassier, président de la section Corbeilles-Nangis de Cristal Union, appelle les planteurs à ne pas détruire trop vite les parcelles touchées par le rhizopus, des solutions de valorisation étant encore à l’étude.
Une campagne betteravière hors norme à Corbeilles
Après un été marqué par une sécheresse exceptionnelle, la campagne betteravière se déroule sous tension à Corbeilles-en-Gâtinais…
À Faverelles, lundi 19 octobre. Frédérique Toussaint, Willem Boode, Mickaël Bedu, Rémi Toussaint et Manuel Leteur (de g. à d.) se sont réunis pour évoquer les conséquences de la sécheresse sur leurs exploitations et l’alimentation des troupeaux.
Dans l'est du Loiret, la sécheresse met les exploitations à rude épreuve
Réunis à Faverelles (Loiret) lundi 19 octobre, chez Manuel Leteur, plusieurs agriculteurs de l'est du Loiret et de la Nièvre…
[VIDÉO] Punaises des céréales : le colza face à des attaques inédites
Longtemps restées anecdotiques en France, les punaises des céréales provoquent cette année des dégâts importants dans plusieurs…
Mercredi 7 octobre, à Champseru. Le préfet, Xavier Pelletier (à d.), est sensibilisé aux problématiques de la filière betteravière par le président de la CGB CVL, Xavier Pelé, et le producteur Damien Delachaume.
Le nouveau préfet d'Eure-et-Loir mis face aux problématiques agricoles
À l'invitation de la FNSEA et de JA 28, le nouveau préfet d'Eure-et-Loir a visité deux exploitations mercredi 7 octobre. Il…
Vendredi 16 octobre, à Boissy-lès-Perche. Marco Mandrillo est le responsable marketing d'Andros Foodservice, Jérôme Chapon préside l'APL2A, Justine Rousseau fait le lien entre les éleveurs et Andros, Anthony Chapon est l'éleveur qui reçoit tout le monde (de g. à d.).
Andros Foodservice invite la presse au Gaec du Bois Spert
Andros Foodservice a convié la presse vendredi 16 octobre au Gaec du Bois Spert, pour lui faire découvrir sa filière éthique…
Le Mée-sur-Seine jeudi 8 octobre. Les partenaires du centre de gestion sont venus nombreux assister à ce rendez-vous annuel toujours très attendu.
CERFrance : une campagne 2026 qui met à l’épreuve les équilibres économiques
La réunion conjoncture du CERFrance Champagne Nord-Est Île-de-France le jeudi 8 octobre au Mée-sur-Seine a permis de…
Publicité