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Ça mousse pour Laurence Gally !

Après quinze années passées à travailler en industrie pharmaceutique, Laurence Gally a tout plaqué pour embrasser un métier ancestral, celui de savonnière.

« Marier des cépages pour obtenir un vin de grande qualité, c’est comme marier des huiles, d’olive, de noix de coco... pour obtenir un savon avec des propriétés particulières. Je joue au petit chimiste. »

Elle exerce un métier d’un autre temps : celui de savonnière. Au fond de son jardin, dans une dépendance en bois, Laurence Gally a installé son atelier et créé son entreprise de fabrication de savons. 

« C’est un métier qui réapparait progressivement alors qu’il avait disparu ces trente dernières années », confie cette maman de deux enfants.

Pharmacienne de formation, Laurence Gally a d’abord travaillé « quinze ans dans l’industrie pharmaceutique pour un grand groupe américain » avant de vouloir changer de vie à la naissance de son deuxième enfant.

« Je ne me retrouvais plus dans mon travail qui m’éloignait de mes valeurs personnelles », raconte la jeune entrepreneuse installée au cœur du Parc naturel de la vallée de Chevreuse : « Je suis indépendante de caractère, je voulais travailler à mon compte, de mes mains, et participer à l’économie locale de mon territoire. »

Après un bilan de compétences, le savon s’est finalement imposé à elle : « Depuis leur naissance, mes enfants ont la peau fragile. Je fabriquais déjà des savons pour ma famille et ça me passionnait, il y en avait plein mon garage ! J’étais déjà tombée dans le chaudron », se souvient Laurence Gally qui a tout de même conservé son travail à temps partiel, « le temps de développer mon projet et de donner vie à “Lilly des bulles” ». 

« Je fais de la saponification à froid. Un procédé ancien et traditionnel qui permet d’obtenir des savons riches en glycérine et donc hautement hydratants. C’est totalement différent du procédé à chaud utilisé par les industriels », précise-t-elle.

Laurence Gally attache également une importance toute particulière à la qualité des matières premières utilisées et à leur origine, privilégiant au maximum le circuit court. 

« Je n’utilise que des huiles biologiques, des huiles essentielles, végétales et je colore mes savons avec des oxydes minéraux. Après, c’est une question de dosage et d’assemblage. »

La savonnière compare même son métier à celui des vins : « Marier des cépages pour obtenir un vin de grande qualité, c’est comme marier des huiles, d’olive, de noix de coco... pour obtenir un savon avec des propriétés particulières. Je joue au petit chimiste ! », sourit-elle. 

Bientôt, Laurence Gally devrait commercialiser deux nouveaux savons fabriqués avec des productions locales : l’un au lait de chèvre bio d’une ferme voisine et le second au miel du Dourdannais.

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