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Canicule : arboriculteurs et éleveurs sont les plus touchés

En Ile-de-France, certains n’ont pas eu une goutte de pluie depuis mi-mai. Cette sécheresse, conjuguée aux fortes chaleurs, impacte fortement les producteurs et éleveurs.

Des productions brûlées ou en arrêt de croissance, des serres horticoles qui souffrent et des animaux privés de pâture pour l’été. En Val-d’Oise, Yvelines et Essonne, la situation liée à la sécheresse et aux fortes chaleurs de ces derniers jours est particulièrement préoccupante.

Elle a déjà fait d’importants dégâts toutes productions confondues et mobilise la profession agricole. La chambre d’Agriculture interdépartementale d’Ile-de-France tire d’ailleurs la sonnette d’alarme. « Les fraises et framboises de plein champ sont brûlées. Les pommes, poires et prunes présentent un arrêt de croissance depuis le 20 juin et un aspect inquiétant du feuillage », ont noté les conseillers techniques de la chambre. 

Autre problème signalé par les professionnels, notamment en maraîchage : la très forte pression du gibier. « Les lièvres, lapins, pigeons, corbeaux, chevreuils et autres ont soif et donc faim », note la chambre d’Agriculture.

Les horticulteurs aussi souffrent de la situation. « Sous les serres, la température est montée jusqu’à 50°C », ont rapporté les conseillers. Les pépinières de pleine terre, elles, souffrent du vent qui accroît encore davantage les risques de perte.

Les éleveurs aussi ont le moral en berne. « L’herbe a séché, ce qui signifie absence de pâture pour l’été et de deuxième coupe d’herbe pour conforter les stocks de fourrages », note la chambre, qui ajoute que de lourdes conséquences financières sont à prévoir avec un sevrage des veaux prématuré de trois mois et d’importants achats d’aliments pour compenser une perte estimée à deux mois d’herbe et un tiers de fourrage.

Enfin, du côté des grandes cultures, les inquiétudes de trouver des grains petits se confirment peu à peu. Cela impacte le rendement et a une incidence sur la qualité. « Ce sont les cultures d’été qui pâtiront le plus d’une absence poursuivie de précipitations, au premier rang desquelles les betteraves et le maïs », souligne la chambre. 

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