Sécheresse
Casi : les premières aides attendues en octobre en Centre-Val de Loire
Le Centre-Val de Loire disposera de 11,22 millions d’euros pour aider les exploitations les plus fragilisées. La préfecture de région l’a annoncé le 17 septembre. Les guichets doivent ouvrir dès fin septembre.
Le Centre-Val de Loire disposera de 11,22 millions d’euros pour aider les exploitations les plus fragilisées. La préfecture de région l’a annoncé le 17 septembre. Les guichets doivent ouvrir dès fin septembre.
Acheter du fourrage, nourrir les animaux, financer les prochains semis. Après la sécheresse et les canicules de l’été, certaines exploitations manquent de trésorerie pour poursuivre leur activité. L’État a annoncé un fonds de réarmement agricole pour les soutenir. Le Centre-Val de Loire bénéficiera de 11,22 millions d’euros. Cette enveloppe relève du plan national Canicule, adaptation, sécheresse et incendies (Casi). Celui-ci mobilise près de 1,5 milliard d’euros pour indemniser les pertes et relancer la production.
Des critères définis dans chaque département
Le fonds prendra la forme d’aides forfaitaires. Elles cibleront les exploitations confrontées aux difficultés les plus importantes. Elles doivent notamment financer les achats d’aliments pour animaux, de fourrages, de semences et de plants. La répartition entre départements repose sur plusieurs critères. Elle tient compte de la proportion de fermes en difficulté et des surfaces en zones intermédiaires. Le poids des productions touchées entre dans le calcul : cultures de printemps, cultures spécialisées et élevage. Les préfets de département définiront les montants et les priorités avec les organisations professionnelles. Les Directions départementales des Territoires (DDT) doivent ouvrir les guichets dès fin septembre. Les premiers versements sont prévus en octobre. Les modalités de candidature restent à préciser.
Indemnisations, fiscalité et charges
Le plan prévoit d’accélérer les versements de l’assurance récolte et de l’indemnité de solidarité nationale. Les pertes de fonds non assurables relèveront du régime des calamités agricoles. Des dégrèvements de taxe foncière sur les propriétés non bâties sont annoncés. Ils seront établis dans les prochains jours, par département, selon les dommages. Les exploitations les plus en difficulté bénéficieront d’une prise en charge renforcée de leurs cotisations sociales. L’État estime cette mesure à 20 millions d’euros au niveau national. Le soutien au gazole non routier agricole sera prolongé jusqu’en octobre 2026. Fixé à 15 centimes par litre, il doit accompagner les travaux d’automne. Le guichet engrais sera prolongé jusqu’à fin décembre. Il concerne les surcoûts liés à la guerre au Moyen-Orient. Le communiqué prévoit des remboursements de 50 à 70 euros par tonne. Le seuil d’intervention passera de 750 à 350 euros. Des dérogations ciblées sont prévues pour certaines obligations devenues difficiles à respecter. C’est le cas de l’implantation des couverts d’interculture lorsque les sols sont trop secs.
L’eau et la diversification en perspective
Au-delà de l’urgence, l’État entend soutenir l’adaptation des exploitations au changement climatique. Le fonds hydraulique agricole doit faciliter les projets de retenues pour l’irrigation. Son enveloppe nationale a triplé cette année, selon la préfecture. L’appel à projets régional est ouvert jusqu’au 30 septembre. L’État annonce un accompagnement des projets de filières locales et de diversification. Les cellules sécheresse mises en place cet été seront pérennisées. Elles réunissent les services de l’État, les chambres d’Agriculture et les organisations professionnelles. La MSA, les banques et d’autres partenaires y participent.