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Charles-Antoine de Vibraye, un marquis lié à Cheverny

Propriétaire du château de Cheverny (Loir-et-Cher), Charles-Antoine de Vibraye s’investit également dans la vie de son département et pour son territoire.

« On n’abîme pas quelque chose que l’on aime. »

« Je crois que nous avons tous les clefs de notre enfer ou de notre paradis. » Pour Charles-Antoine marquis de Vibraye, être propriétaire du château de Cheverny (Loir-et-Cher) n’a jamais été vécu comme une fatalité : « J’ai toujours considéré ce travail comme un privilège. »

Pourtant, il ne l’a pas choisi. Le château de Cheverny se transmet de père en fils depuis six siècles. « Mon grand-oncle, Philippe de Vibraye, n’avait pas d’enfant et souhaitait transmettre le château à un membre de la famille. »

En 1968, Charles-Antoine de Sigalas, adopté à trois ans par son grand-oncle mais élevé par ses parents, devient le digne héritier du château.

C’est en 1994 — après des études de droit, un service militaire en Allemagne et un emploi dans une coopérative forestière dans la Nièvre — que Charles-Antoine s’installe au domaine avec son épouse et ses enfants.

Très vite, il mesure l’importance du tourisme : « J’ai compris que c’était grâce aux visiteurs que l’on pouvait entretenir et conserver le château. Cette cohabitation, je l’avais intégrée déjà petit et cela n’a jamais été un sentiment désagréable, au contraire : c’est plaisant de voir que le château est apprécié. »

Ouvert au public en 1922 par son grand-oncle dans un esprit d’entreprise, le domaine reçoit aujourd’hui 350 000 visiteurs par an et emploie une quarantaine de personnes en basse saison. Il explique : « Mon quotidien, c’est le travail d’un chef d’entreprise. C’est très enthousiasmant d’être son propre patron même s’il y a beaucoup de contraintes. »

Épaulé par son épouse, Constance du Closel, Charles-Antoine de Vibraye donne aussi de sa personne pour son territoire : conseiller municipal, président du Syndicat des forestiers du département et de l’association ferroviaire Blois-Paris illico… « Cette propriété a besoin de passion. Aimer, c’est déjà une arme et l’on n’abîme pas quelque chose que l’on aime. »

Cet amour, il espère bien le transmettre à son fils, Maximilien, pour lui confier « un héritage de pierre, de terre, de tradition et de nom ».

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