Aller au contenu principal

Chasse : une situation très contrastée

Au lendemain de l’ouverture générale de la chasse, la Fédération nationale des chasseurs dresse un état des lieux des populations. La situation est très contrastée selon les espèces.

La perdrix grise, emblématique des chasses franciliennes, a été particulièrement fragilisée par les intempéries de l’année. Les fédérations de chasseurs conseillent de ne pas - ou peu - prélever d’oiseaux.
La perdrix grise, emblématique des chasses franciliennes, a été particulièrement fragilisée par les intempéries de l’année. Les fédérations de chasseurs conseillent de ne pas - ou peu - prélever d’oiseaux.

Si 2016 est une année catastrophique pour la céréaliculture française, la saison de chasse s’annonce contrastée avec des espèces très affaiblies et d’autres en très bonne forme. En effet, le printemps froid et pluvieux, ses inondations et ses orages ont été catastrophiques pour les oiseaux qui nichent au sol, principalement dans le grand Bassin parisien. 

Première espèce touchée par ses intempéries : les perdrix. Une espèce emblématique d’Ile-de-France.

Les couvées ont particulièrement souffert des conditions météo, les nids et les perdreaux ont été noyés ou sont morts de froid. L’ensoleillement a été inférieur d’un tiers à la moyenne habituelle et les températures sont restées froides sur l’ensemble des journées, sans remontée en après-midi. L’espoir réside dans les couvées de recoquetage qui ont bénéficié du retard des moissons. Ainsi, on dénombre en fin d’été et en moyenne, un jeune par poule. Les fédérations conseillent donc aux chasseurs de ne pas ou très peu prélever d’oiseaux sauvages cette saison.

Plus rassurant, le faisan s’en serait mieux tiré. Des observations font état de 2,8 à 4,3 jeunes par poule avec des couvées de recoquetage tardives. Il est encore observé des pouillards (oiseaux de moins de quatre semaines) au 15 août. 

Enfin, l’appréciation des populations de caille est plus mitigée. Le cerf élaphe, lui, reste stable. Il colonise même certains massifs forestiers sous surveillance des forestiers.

Parmi les bonnes nouvelles, le gibier d’eau qui a réussi à s’adapter aux conditions météorologiques voire, dans certains endroits, à en tirer profit. En effet, des nichées ont été observées dans des mares forestières ou agricoles non remplies les années précédentes. Les couvées sont très tardives avec des éclosions encore début août.

Le lapin se porte également bien avec des populations très localisées, encore épargnées par la myxomatose malgré le nombre important de moustiques cette année.

Le petit gibier à poil se porte bien voire très bien. Partout, on se réjouit d’une bonne reproduction de lièvre avec de belles populations pouvant atteindre localement plus de soixante-dix animaux au km². Quelques cas de EBHS (hépatite virale) ont été trouvés mais sans épidémie.

Le pigeon ramier est également bien présent sur le territoire. Si les premières couvées ont été mouillées, elles n’ont pas été noyées puisque l’espèce est arboricole. Les individus nicheurs sont de plus en plus importants.

Les faons de chevreuil - hormis dans les zones inondées - ont profité d’une végétation forestière abondante (feuille et ronce) et semblent en très bonne forme, un peu plus lourds qu’à l’accoutumée.

Comme tous les ans, le sanglier s’annonce très présent, une bonne fainée a engendré une forte reproduction. Les fédérations sont très vigilantes et donnent déjà des consignes de prélèvements afin de limiter les dégâts aux cultures.

Enfin, les renards sont annoncés très nombreux avec une forte reproduction. En attendant les battues de grand gibier, les équipes de chasse peuvent se retrouver pour des battues de renard.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Annie Genevard, ministre de l'Agriculture s'est rendue en Loir-et-Cher, vendredi 10 avril pour écouter le monde agricole loir-et-chérien et apporter ses solutions en présence de Joseph Zimet, préfet de Loir-et-Cher.
Annie Genevard en Loir-et-Cher pour écouter le monde agricole et apporter ses solutions
Annie Genevard était en Loir-et-Cher, vendredi 10 avril. Elle a rencontré les représentants de l’AOP Selles-sur-Cher au sein…
Frédéric Morand, vigneron à Vineuil, a dû faire face à des nuits stressantes ces dernières semaines en raison du gel.
Les épisodes de gel se succèdent en Loir-et-Cher depuis mi-mars
Les vignes de Loir-et-Cher n’ont pas été épargnées par le gel depuis la mi-mars. Les tours antigel ont fonctionné plusieurs nuits…
Le 10 avril, à Chartres. Jean-Paul Moktar (au c.) a présidé la 100e assemblée générale de la fédération départementale des Chasseurs d'Eure-et-Loir.
La Fédération départementale des chasseurs d'Eure-et-Loir fête ses 100 ans
La Fédération départementale des chasseurs d'Eure-et-Loir a célébré ses 100 ans lors de son assemblée générale annuelle le…
« Incendie à l'abattoir de Houdan : un coup supplémentaire porté à une profession déjà fragilisée »
Dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 avril à l'abattoir de Houdan (Yvelines), un incendie possiblement criminel a détruit…
Vulaines-lès-Provins, vendredi 17 avril. Brice De Bisschop termine la visite de son exploitation par les serres, une diversification datant de 2022.
Valérie Pécresse en visite dans des exploitations agricoles seine-et-marnaises
La présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse, a effectué trois visites dans des exploitations agricoles vendredi 17…
La récolte des asperges se fait entièrement à la main, avec l’appui d’une machine qui soulève la bâche et limite le port des caisses.

Les asperges de Jeanne lancent leur saison
À Traînou, la campagne 2026 des asperges a démarré dans des conditions jugées « normales ». Sur deux hectares, cette exploitation…
Publicité