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Clément Marthé, guidé par l’excellence

Dès son plus jeune âge, Clément Marthé a souhaité devenir maître chocolatier. Après quelques années de formation et de réflexions, il a décidé de se lancer dans l’aventure et a créé sa petite entreprise.

« Quand le consommateur mange mes chocolats, je veux qu’il cherche, qu’il s’interroge, qu’il soit interpellé. C’est comme ça que je conçois la chocolaterie »

C’est une publicité télévisée diffusée dans les années quatre-vingt-dix qui a déclenché chez Clément Marthé le désir de devenir maître chocolatier...

Il lui faudra attendre ensuite une quinzaine d’années pour que son rêve devienne réalité. Un temps mis à profit pour se former.

À l’école d’abord, où il obtient un CAP puis, en apprentissage chez un maître artisan de Pontoise (Val-d’Oise), où il décroche son brevet technique des métiers de chocolat confiseur : « Il m’a tout appris, ça a été la révélation. Et c’est là que j’ai rencontré ma femme aussi », confie-t-il.

Ensuite, pendant dix ans, il roulera sa bosse chez d’autres professionnels.

Il en concevra une idée précise de ce qu’il ne voulait pas reproduire et surtout de ce qu’il fallait faire pour atteindre un certain niveau d’excellence, le plus haut en fait.

C’est donc avec son épouse qu’ils créent au sein de leur maison, à Umpeau (Eure-et-Loir), en 2014, un laboratoire de fabrication artisanale, le cœur de leur petite entreprise.

Et là, il se met à créer, à développer toute une gamme de douceurs au chocolat : « le premier critère, c’est que tout est fait maison. Je privilégie la qualité à la quantité et je fais travailler les producteurs locaux ».

Ainsi, le miel provient du rucher Billard, la rhubarbe de la cueillette de Seresville, le café d’une brûlerie chartraine, le safran de chez Samuel de Smet... « J’imagine l’association du chocolat avec le produit. C’est un travail d’analyse. Ce n’est pas juste une crème avec du chocolat. Il y a un équilibre à trouver ».

Pour créer un nouveau produit, Clément Marthé va prendre plusieurs mois : « c’est réussi si on sent le chocolat et le produit. Quand le consommateur le mange, je veux qu’il cherche, qu’il s’interroge, qu’il soit interpellé. C’est comme ça que je conçois la chocolaterie ».

Depuis qu’il s’est lancé, Clément Marthé a su se trouver une clientèle. Il commercialise ainsi sa production par le biais des comités d’entreprises, comme celui de Radio France ou d’Yves Rocher, mais aussi sur des marchés fermiers ou par son site internet.

Et toute sa communication se fait par le bouche (conquise) à oreille (attentive).

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