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Clément Mitéran, mosaïste à part

À 32 ans, Clément Mitéran est un artiste mosaïste à part. Dans son atelier de Wissous (Essonne), il crée des œuvres à partir de photographies.

« À chacune de mes expositions, les visiteurs passent des heures à chercher ma signature dans les œuvres. »

Il est le seul en France à travailler selon cette méthode. Dans son petit atelier essonnien, Clément Mitéran crée des portraits en mosaïque à partir de vieux clichés ou de photographies volontairement dégradées « pour travailler sur le jeu d’ombre et de lumière ».

Ce trentenaire a découvert la mosaïque « un peu par hasard lors de voyages en Italie. Et un jour, je me suis dit que je voulais en faire mon métier », révèle t-il.

Clément Mitéran intègre alors la prestigieus école des mosaïstes du Frioul en Italie. Il en ressort diplômé en 2008 et reprend la maison de ses parents à Wissous, où il transforme une dépendance pour en faire son atelier. 

« J’ai commencé par des portraits à partir de photographies anciennes dégradées par le temps dont une de mon arrière arrière grand-père » se souvient Clément Mitéran.

Au cours de ces premières années, il donne aussi naissance à un portrait de grande taille de Charles Baudelaire (121 x 90). Les yeux, le nez, les oreilles, tout est reproduit avec une minutie bluffante et un jeu de lumière impressionnant.

L’artiste utilise principalement du verre « et parfois un peu de marbre, de granit ou de bois » et signe ses œuvres d’une façon qui, là aussi, le distingue. « Je glisse une petite pièce de verre que j’ai rendue photosensible et sur laquelle figure une photo de moi », sourit-il avec malice : « À chacune de mes expositions, les visiteurs passent des heures à chercher cette pièce dans les œuvres. »

Ce verre si particulier, Clément Mitéran va le chercher en différents endroits : « Il y a un fabricant à Montigny-les-Cormeilles en Val-d’Oise. Pour les autres, je vais en Italie, en Russie et même jusqu’au Mexique. »

Plus récemment, Clément Mitéran a entrepris « une nouvelle série de portraits ». Cette fois, l’artiste prend les photos lui-même, « en argentique bien sûr » et les dégrade volontairement au moment du tirage. 

« Le premier de la série, c’est Michel Houellebecq. Il s’est rendu disponible facilement pour que je le prenne en photo et j’ai travaillé un peu plus de quatre mois sur ce grand format », explique l’artiste devant ce tableau d’un mètre cinquante de haut sur autant de large qu’il a soigneusement protégé et emballé.

« Je veux d’abord faire aboutir cette série et ensuite seulement j’exposerai », souffle t-il. Une à deux années de patience devraient être nécessaires.

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