Colza : la compensation peut-elle rattraper une floraison perturbée ?
Après un début de floraison marqué par une succession de conditions climatiques contrastées et des dégâts sur boutons floraux, les capacités de compensation du colza pourront être très variables selon l’état des parcelles. Décryptage des mécanismes en jeu et des situations à potentiel par Terres Inovia Nord et Est.
Après un début de floraison marqué par une succession de conditions climatiques contrastées et des dégâts sur boutons floraux, les capacités de compensation du colza pourront être très variables selon l’état des parcelles. Décryptage des mécanismes en jeu et des situations à potentiel par Terres Inovia Nord et Est.
Cette année, la floraison du colza a débuté sous le signe des à-coups climatiques. La douceur hivernale dès fin janvier a accéléré la phénologie plus vite que les capacités d’alimentation des plantes, créant un déséquilibre. Ce dernier a été accentué par d’importantes pertes de biomasse durant l’hiver, un mois de février très humide compliquant les apports d’engrais azotés et limitant l’absorption des plantes, puis un refroidissement fin mars. Autant de facteurs qui perturbent le cycle des plantes, déjà fragilisées par des conditions d’implantation parfois difficiles et diverses pressions de ravageurs.
Dans de nombreuses situations, des dégâts sont observés sur les boutons floraux de la hampe principale. Si le colza est réputé pour ses bonnes capacités de compensation, que peut-on réellement en attendre, et dans quelles conditions ?