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Cours du blé au plus bas : la crise s’étend à la filière céréalière

Dans un communiqué, la profession agricole fait état d’un cours du blé au plus bas qui permet tout juste de couvrir le coût de production des céréaliers.

Le cours du blé au plus bas fragilise les exploitations franciliennes.
Le cours du blé au plus bas fragilise les exploitations franciliennes.

Loin des sommets de 2010 ou 2012, le cours du blé se retrouve au plus bas, couvrant tout juste le coût de production des céréaliers. 

Malgré un rendement moyen de 8,5 tonnes par hectare jamais atteint jusque-là en Ile-France, le produit obtenu par les céréaliers en blé permettra tout juste de couvrir leurs charges.

Selon Arvalis-Institut du végétal, les charges en blé sont estimées à 1 500 euros par hectare, en augmentation de 50 % en quinze ans. Elles couvrent les intrants, la mécanisation, les frais de personnel dont les cotisations sociales de l’exploitant, le fermage et autres charges fixes.

Si le blé tendre occupe 40 % de la sole cultivée en Ile-de-France, les autres céréales et oléoprotéagineux suivent une baisse équivalente de leur prix.

Par ailleurs, les résultats des cultures d’été (maïs, betteraves) sont impactés par la sécheresse estivale. Les aides Pac, en diminution pour 2015 et à l’avenir, ne contribuent pas à la sérénité des exploitants agricoles.

Les mesures annoncées par le gouvernement et l’Europe début septembre n’apportent que peu de réponses structurelles à la crise agricole.

La chambre interdépartementale d’Agriculture, la FDSEA et JA Ile-de-France s’inquiètent vivement de la pérennité des exploitations de grandes cultures, qui valorisent aujourd’hui 82 % de la surface agricole utile francilienne.

Tout comme pour le porc ou le lait, l’absence de prix plancher et l’excès normatif et réglementaire créent un climat d’incertitude économique pour les exploitations de grandes cultures, défavorable à l’installation de jeunes agriculteurs.

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