Aller au contenu principal

Daniel Guéret a rendu son rapport sur l’avenir du Compa

Le vice-président du conseil départemental, Daniel Guéret, a remis le 5 avril à son président, Claude Térouinard, le rapport qu’il lui a commandé sur l’avenir du Compa.

« S’il reste où il est, le Compa mourra de sa belle mort. Et cela s’inscrit dans une temporalité assez proche  », a assuré le vice-président du conseil départemental d’Eure-et-Loir, Daniel Guéret, en remettant, le 5 avril à son président Claude Térouinard devant la presse, le rapport que celui-ci lui avait demandé concernant le musée du Compa.

Ce document intitulé Vers un projet Agristoria  ? est le résultat d’un travail entamé en septembre dernier.

Il comprend un diagnostic de la structure, les auditions d’une soixantaine de personnes qualifiées recueillies durant cette période, ainsi qu’une série de propositions pour dessiner l’avenir du Conservatoire de l’agriculture. Et, en tout cas, il aura montré tout l’intérêt que suscite le devenir du Compa.

Si le déménagement du Compa de son site actuel semble donc acté à plus ou moins brève échéance, son avenir n’est pour autant pas encore tracé.

La principale justification de cette délocalisation est qu’il ne pourrait pas accueillir la nouvelle ambition affichée par le conseil départemental pour la structure  : le projet Agristoria.

Pour l’auteur du rapport, il convient d’abord de pérenniser le Compa et lui assurer un avenir. Et c’est bien l’instance départementale, en tant que principal financeur, qui prendra la décision.

Deux options sont alors proposées. La première répondrait d’avantage aux souhaits exprimés de conserver la structure dans l’agglomération chartraine et pourrait voir le jour sur le site de La Saussaye, à Sours. La seconde a les faveurs du président du conseil départemental et concerne une implantation sur le site de Nermont, à Châteaudun.

Là où le bât blesse pour le conseil départemental, c’est que le modèle économique du Compa n’aurait jamais été un enjeu. Ce que Claude Térouinard a résumé en lançant la conférence de presse par ces mots  : «  Ça nous coûte des millions et ça ne rapporte que 40 000 euros par an, il faut que ça s’arrête  ».

Ainsi, le ratio dépenses de fonctionnement, hors masse salariale, sur recettes, serait déséquilibré avec 336 000 euros d’un côté et 43 000 de l’autre. Des chiffres expliqués par l’absence de stratégie tarifaire et par une cible de public prioritairement scolaire avec accès gratuit représentant un tiers des visiteurs.

Le rapport souligne également que la moitié des recettes provient des ventes de la librairie-boutique.

Selon le rapport, le Compa n’aurait également pas su négocier certaines évolutions, à commencer par le virage du numérique  : «  Le Compa n’est pas engagé dans l’ère du numérique, on se doit de le faire évoluer  », a relevé son auteur, précisant  : «  Nous devons nous donner les moyens pour que ça marche, trouver un public pas seulement élitiste  ».

Et pour Claude Térouinard  : «  Il faut replacer l’agriculture au centre du dispositif  ».

Ainsi, les entretiens conduits par Daniel Guéret font apparaître que le monde agricole ne s’y reconnaissait plus. «  Il lui reproche, depuis une dizaine d’années, le virage trop culturel pris au détriment de ses premières missions qui étaient celles du monde agricole  », a-t-il pointé.

Pour Daniel Guéret  : «  La première urgence est de modifier la gouvernance du Compa  ».

Il s’agit de bâtir un groupe de travail associant des élus du département, des membres de la direction des affaires culturelles, le directeur de la communication du conseil départemental et des représentants du personnel du Compa, de la chambre d’Agriculture et de l’association des Amis du Compa.

Un responsable d’établissement serait nommé, ainsi qu’un élu référent relié au président du conseil départemental. Un groupe dont la mission sera d’initier les réformes à proposer dans la vie de l’établissement et dans sa communication, dans le but de créer un lien plus fort entre lui et l’instance départementale en repositionnant l’agriculture au cœur des projets.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Patrick Bunel, roi des galettes du Val-d'Oise
Lauréat du concours de la meilleure galette aux amandes 2026 du Val-d'Oise, Patrick Bunel est un boulanger-pâtissier passionné…
Vendredi 9 janvier, des agriculteurs ont procédé à des contrôles symboliques de camions à Saint-Cyr-en-Val afin de dénoncer le faible niveau de contrôle des produits importés en France.
Face au manque de contrôles, les agriculteurs du Loiret se mobilisent
Face à des contrôles jugés insuffisants sur les importations, les Jeunes agriculteurs et la FNSEA du Loiret ont mené une action…
[VIDÉO] Plus de 400 tracteurs sont entrés dans Paris
[MAJ 14/01/2026] Retour sur la longue journée de mobilisation du mardi 13 janvier à Paris.
Manifestation des agriculteurs franciliens ce jeudi matin à Paris 📹
Les agriculteurs des FDSEA et de Jeunes agriculteurs d’Île-de-France et de Seine-et-Marne se sont mobilisés ce jeudi matin à…
Lundi 5 janvier, les représentants de la FNSEA 28 et de Jeunes agriculteurs d'Eure-et-Loir échangent avec le préfet d'Eure-et-Loir.
Normes, revenu et souveraineté au cœur des échanges avec le préfet
Lundi 5 janvier, le préfet a reçu les représentants de la FNSEA et de JA d'Eure-et-Loir. Ce rendez-vous a permis de…
Mardi 20 janvier 2026, à Strasbourg. Les agriculteurs manifestent leur mécontentement face à l'accord de l'Union européenne avec le Mercosur, la taxe sur les engrais via le MACF et la Pac.
En direct de la manifestation des agriculteurs à Strasbourg 📹
Ce mardi 20 janvier, à l'appel de la FNSEA et de JA, des agriculteurs venus de France et de 17 pays européens sont à Strasbourg…
Publicité