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Coopérative
De nouveaux axes stratégiques pour la Cabbep

La coopérative agricole Bonneval Beauce et Perche (Cabbep) a remis au goût du jour sa feuille de route pour les années à venir : imaginons 2030. Explications.

Le 21 juillet, à Bonneval (Eure-et-Loir). Le président de la Cabbep, Arnaud Mercier, et son directeur, Guillaume Rivet, encadrent la nouvelle responsable du suivi des filières, des audits et de la communication, Marie David.
Le 21 juillet, à Bonneval (Eure-et-Loir). Le président de la Cabbep, Arnaud Mercier, et son directeur, Guillaume Rivet, encadrent la nouvelle responsable du suivi des filières, des audits et de la communication, Marie David.
© H.C. - Horizons

« Le conseil d'administration s'est rassemblé en séminaire début mars pour redéfinir notre stratégie. Cela s'est fait dans le cadre de notre certification Agri confiance, rembobine le directeur de la coopérative agricole Bonneval Beauce et Perche, Guillaume Rivet. Nous avons travaillé avec un consultant, Laurent Lévêque, le papa d'Agri confiance, pour la formaliser, définir nos points faibles, nos points forts, nos valeurs, notre raison d'être… Mais cette nouvelle stratégie est encore assez peu connue de nos adhérents ».

Quatre axes

La coopérative a ainsi défini quatre axes stratégiques et une série de leviers d'actions, d'indicateurs associés. Le tout devant guider la structure jusqu'en 2030 : « C'est court, mais après, je prends ma retraite », glisse en souriant le directeur de la Cabbep, qui laissera le soin à son successeur de définir un nouveau plan d'orientations avec le conseil d'administration.

« C'est bien la mission du conseil d'administration de définir la stratégie et de la mettre en œuvre, précise le président de la structure, Arnaud Mercier. Et c'est important pour les adhérents d'avoir une vision sur le moyen terme pour les emmener avec nous ». Lorsque nous rencontrons les deux hommes sur ce sujet le 21 juillet, ils sont accompagnés par Marie David, qui est désormais responsable du suivi des filières, des audits et de la communication de la coopérative.

Dans nos gènes

« Notre premier axe stratégique, c'est l'accompagnement des agriculteurs, c'est dans nos gènes depuis toujours, souligne le directeur de la Cabbep. La technique, l'agronomie, la partie expérimentation très développée, nous sommes forts sur ces sujets-là. Et au-delà de ça, il y a un volet accompagnement économique. On se dit qu'il faut trouver les moyens d'augmenter la rentabilité des exploitations, avec des aides à la commercialisation, les choix d'assolements, l'étude des marges ».

La coopérative a positionné ensuite en deuxième axe sa stratégie filières et en troisième l'excellence opérationnelle : « Mais c'est lié, relève Guillaume Rivet. Quand Arnaud Mercier a été élu président, il a relancé la stratégie filière. Aujourd'hui, nous avons la moitié de notre collecte sous contrat, dont la moitié en filières spécifiques avec cahier des charges, rémunérées par le marché. Ce qui nécessite des installations en excellent état pour conserver nos grains dans de bonnes conditions et nous a conduits à lancer un plan de pérennisation de nos silos. Depuis deux trois ans, nous avons investi dans des groupes froid, nous pouvons refroidir la moitié de notre collecte, mais il fallait en plus améliorer les installations, étanchéité, peinture… Nous avons fait le choix de conserver toutes nos infrastructures et je pense que c'était le bon. Nous avons les moyens de cette stratégie, tant mieux car cela apporte beaucoup de valeur à nos adhérents ».

Communication développée

Le quatrième volet concerne l'attractivité de la coopérative : « aussi bien pour nos adhérents que pour nos salariés, nos clients, nos parties prenantes », pose le directeur de la Cabbep. « Nous devions développer notre communication, on ne le faisait pas beaucoup, remarque Arnaud Mercier. Nous avons embauché Marie David pour ça. C'est important de nous faire connaître, pour trouver de nouveaux adhérents mais aussi nos futurs collaborateurs. Nous passons aussi par les établissements scolaires pour trouver des alternants ».

Sur ces facteurs d'attractivité : « il y a aussi tout ce qui est qualité de vie et conditions de travail, pour attirer de nouveaux salariés et fidéliser ceux qui sont là, souligne Marie David. Nous avons mis en place un système d'intégration par tutorat ». Pour le président : « Nous sommes une coopérative de taille humaine. La proximité, le service, la possibilité d'être rapidement en contact avec n'importe quel service de la coopérative, c'est quelque chose d'important pour nous ». Pour Guillaume Rivet : « cela nous permet d'être flexibles. Nous sommes d'une taille suffisante pour être structurés mais pas trop grosse pour être très agile, réactive ».

Ce qui nous anime

« Tout le conseil d'administration est très impliqué, tout le monde a la même vision, nous savons où nous allons, conclut Arnaud Mercier. Défendre le revenu de nos agriculteurs, c'est ce qui nous anime ».


Label coopératif

Parallèlement à cette stratégie filières se greffe la certification Agri confiance : « C'est un label coopératif, qui vient de la Coopération agricole, écrit par Laurent Lévêque, entre autres, explique Marie David. Il englobe toute la partie qualité de type Iso 9001, avec des indicateurs et des objectifs de performance. Il y a un deuxième bloc plus environnemental. Nous suivons notre performance dans les silos, les bureaux et chez les agriculteurs. Et un troisième volet producteurs, qui les englobe avec la coop dans une même certification. Nos productions filières, nos producteurs et la coopérative sont certifiés Agri confiance. Ça nous permet d'avoir un socle partagé. L'ensemble est audité et des objectifs d'amélioration continue sont fixés. Nous auditons nos producteurs et leur donnons des conseils d'orientation. Ça nous permet d'aller plus loin dans l'accompagnement. Nous avons aujourd'hui 450 adhérents certifiés Agri confiance. Nous avons deux niveaux certification, le niveau confiance, qui constitue un socle commun et le niveau alliance qui concerne tous nos contrats spécifiques avec cahier des charges ».

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