Aller au contenu principal

Delphine Bordier, savonnière

Créée en 2018 par Delphine Bordier, la savonnerie Les Bulles du Lunain à La Genevraye (Seine-et-Marne) propose une gamme de savons saponifiés à froid fabriqués, dans la mesure du possible, avec des produits locaux.

Delphine Bordier devant ses savons.
Delphine Bordier.
© L.G.-D. - Horizons

«Un savon, c’est comme une recette. On choisit son corps gras, puis on dose avec les autres ingrédients naturels en tenant compte de la réglementation» explique Delphine Bordier, savonnière, qui privilégie les produits locaux et/ou bio, même si cela reste de la chimie avec un minimum d'emballage. Une fois la pâte coulée, 48 heures d’attente sont nécessaires puis quatre semaines de séchage. Le produit final doit répondre à un besoin, ne pas être nocif pour la peau et stable sur le long terme.

Si l’écologie l’intéresse de longue date, la jeune mère de famille a d’abord voulu faire attention à ce qu’elle mangeait, puis à sa peau. « J’ai commencé à faire mes cosmétiques moi-même », raconte Delphine Bordier qui a monté son projet de savonnerie Les bulles du Lunain en novembre 2018  grâce à Ulule, un site participatif (en contrepartie des fonds apportés, elle devait livrer des savons en juin 2019). Elle a également suivi une formation sur la réglementation européenne inhérente aux cosmétiques. Son atelier est installé dans une dépendance de la maison familiale à La Genevraye (Seine-et-Marne) où elle habite depuis dix ans.

Douceur d’avoine, douceur d’aloe véra, détox, olivier, chocacao, orange épicée et le cabrice constituent la gamme de recettes validées à ce jour. Tous les savons sont saponifiés à froid et présentent un aspect marbré. Huile de tournesol, lait de chèvre… seine-et-marnais trouvent leur place dans des produits adaptés à différents types de peau. 

Le cabrice, savon purifiant, est né suite à la demande d’Armelle Haye, productrice de lait de chèvre, qui souhaitait avoir un savon valorisant son lait. « Actuellement les influenceurs sont d’ailleurs à fond sur ce type de produit », ajoute la savonnière. Quant à douceur d’avoine, il remonte à ses souvenirs d’enfance. Sa maman mettait des sachets d’avoine dans les bains pour adoucir la peau.

Ses produits sont vendus à l’unité mais aussi en vrac au poids dans des magasins bio, boutiques à la ferme, à domicile, sur Internet, à l’office de tourisme et sur des marchés de producteurs comme celui de la ferme de La Recette.

Ayant la volonté de promouvoir le local, elle fabrique aussi des accessoires liés à l’univers de la salle de bain, des lingettes démaquillantes et des pochettes à savon. Elle propose également les produits d’artisans locaux dont la démarche est cohérente aux circuits courts : porte-savon d’un céramiste d’art seine-et-marnais, beewraps avec de la cire d’abeille locale… 

Côté administration et commerce « j’ai toujours eu une partie commerciale et avec des chiffres dans mes emplois précédents ce qui m’aide beaucoup dans la rigueur à avoir en tant que chef d’entreprise », explique cette titulaire d’un BTS action commerciale.

En complément, elle propose des ateliers cosmétiques et zéro déchet en groupe ou des savons personnalisés.

Biographie

Avril 2014 : idée du projet.
Novembre 2018 : lancement.
Avril 2022 : activité à temps plein.
2 septembre 2022 : marché à la Ferme de La Recette.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

À Faverelles, lundi 19 octobre. Frédérique Toussaint, Willem Boode, Mickaël Bedu, Rémi Toussaint et Manuel Leteur (de g. à d.) se sont réunis pour évoquer les conséquences de la sécheresse sur leurs exploitations et l’alimentation des troupeaux.
Dans l'est du Loiret, la sécheresse met les exploitations à rude épreuve
Réunis à Faverelles (Loiret) lundi 19 octobre, chez Manuel Leteur, plusieurs agriculteurs de l'est du Loiret et de la Nièvre…
Mercredi 7 octobre, à Champseru. Le préfet, Xavier Pelletier (à d.), est sensibilisé aux problématiques de la filière betteravière par le président de la CGB CVL, Xavier Pelé, et le producteur Damien Delachaume.
Le nouveau préfet d'Eure-et-Loir mis face aux problématiques agricoles
À l'invitation de la FNSEA et de JA 28, le nouveau préfet d'Eure-et-Loir a visité deux exploitations mercredi 7 octobre. Il…
Vendredi 16 octobre, à Boissy-lès-Perche. Marco Mandrillo est le responsable marketing d'Andros Foodservice, Jérôme Chapon préside l'APL2A, Justine Rousseau fait le lien entre les éleveurs et Andros, Anthony Chapon est l'éleveur qui reçoit tout le monde (de g. à d.).
Andros Foodservice invite la presse au Gaec du Bois Spert
Andros Foodservice a convié la presse vendredi 16 octobre au Gaec du Bois Spert, pour lui faire découvrir sa filière éthique…
Le Mée-sur-Seine jeudi 8 octobre. Les partenaires du centre de gestion sont venus nombreux assister à ce rendez-vous annuel toujours très attendu.
CERFrance : une campagne 2026 qui met à l’épreuve les équilibres économiques
La réunion conjoncture du CERFrance Champagne Nord-Est Île-de-France le jeudi 8 octobre au Mée-sur-Seine a permis de…
Patrick Vernon, céréalier à Santenay, et son fils Anatole sont en plein dans les semis de la campagne 2027 qui pour le moment se déroulent dans de bonnes conditions.
Semis : préparer sa campagne 2027
Après une campagne 2026 difficile, particulièrement dans les parcelles de maïs en raison des aléas climatiques, les exploitants…
Marie Gricourt, cheffe du restaurant Gric à Orléans, a été sacrée Meilleure ouvrière de France le 8 octobre. Une consécration qui récompense son talent, mais aussi les producteurs locaux qui la fournissent en matières premières.
Marie Gricourt, la recette d’une consécration
La cheffe du restaurant Gric, à Orléans (Loiret), a décroché le titre de Meilleure ouvrière de France jeudi 8 octobre, à…
Publicité