Aller au contenu principal

Culture
Déplacement du Compa : lettre ouverte aux ministres de tutelle

L'association des Amis du Compa a adressé une lettre ouverte aux ministres de la Culture et de l'Agriculture, pour attirer leur attention sur le sort réservé à leur musée.

« Comment le président du Département peut-il décider de faire disparaître un musée unique en France, voire en Europe ? », s'interrogent les Amis du Compa, le 2 avril, dans une lettre ouverte à l'adresse des ministres de la Culture et de l'Agriculture.

Il s'agit pour l'association de leur dire que le « dernier musée d'envergure sur le monde agricole et rural se meurt ».

Elle leur explique que son actuel propriétaire a fermé le musée il y a un an, en « invoquant la crise sanitaire », et qu'il envisage aujourd'hui le déménagement de ses collections vers l'ancienne base aérienne de Châteaudun ainsi que de tout ce qui est exposé dans la rotonde qui accueille le musée, pour le remplacer par des réserves visitables à Châteaudun.

Urbains et ruraux

L'association, présidée par ­William Belhomme, s'interroge sur le bien-fondé de ce déménagement, alors qu'un rapport produit en 2018 sur ce sujet préconisait un maintien du musée dans l'agglomération chartraine.

Pour les Amis du Compa, celui-ci se doit d'assurer une de ses missions, « la compréhension nécessaire entre ruraux et urbains, entre producteurs et consommateurs ».

Pour eux, « ce musée a sa place à quelques pas de la cathédrale de Chartres, édifiée grâce au travail de milliers de paysans au Moyen Âge ».

Selon l'association, « est-ce qu'une accumulation de machines dans un hangar remplace un parcours muséal organisé autour d'un discours illustré par une grande diversité de pièces de collection ? ».

D'autant qu'aujourd'hui, l'agriculture est au centre de bien des débats dans la société. Or le projet scientifique et culturel du Compa associait, depuis de nombreuses années, les thèmes de l'environnement et de l'alimentation.

Cette lettre souligne également, à l'attention des ministres, les investissements publics réalisés lors de sa réhabilitation de 1985, ceux consacrés à sa modernisation en 2015 et les coûts liés à la conservation et à la restauration de sa collection de quelque huit mille pièces.

Pour l'intérêt général

Enfin, les Amis du Compa relèvent que « le Département détient avant tout une collection publique, qui doit, de ce fait, être conservée et exposée dans un souci de l'intérêt général » et se demandent s'il ne faudrait pas envisager un autre mode de gestion ou un transfert vers une autre collectivité territoriale.

Ce qu'ils ne veulent pas, c'est du hangar-musée qu'on leur promet et concluent : « Nous comptons sur votre soutien pour sauver ce musée et ce patrimoine agricole qui appartient à tous ».

Pétition

Les Amis du Compa ont mis à jour la pétition lancée sur Change.org pour protester contre la fermeture du musée. Pour la signer : https://urlz.fr/frli.

Photo : Dans leur lettre ouverte, les Amis du Compa rappellent les investissements publics réalisés depuis son ouverture ou pour sa modernisation en 2015 (archives).

Les plus lus

Le cressiculteur essonnien Mikaël Morizot chez Top chef le 5 mai
Le cressiculteur Mikaël Morizot a participé à l'émission Top chef. L'émission sera diffusée mercredi 5 mai à 23 h 15 sur M6. L'…
Asperges : la fraîcheur fait la qualité
Charles Lemarié a repris en 2014 la production d’asperges initiée par son père sur l’exploitation de polyculture, en parallèle de…
JA 77 : un groupe communication qui fourmille d'idées
Depuis un an, un groupe communication s’est constitué au sein de JA 77. Très actif sur les réseaux sociaux, ce groupe souhaite…
Alain Denizet publie sur la disparition de l'abbé Delarue
L'historien Alain Denizet publie Le Roman vrai du curé de Châtenay 1871-1914, et revient sur un fait divers qui a défrayé la…
Benjamin Challes, un éleveur bien dans ses baskets
Les élus du Pays de Dreux (Eure-et-Loir) ont visité, le 8 avril, l'exploitation de Benjamin Challes, qui produit des volailles…
La saison va bientôt démarrer à la Fraiseraie de Sours
La fraiseraie de la Ferme du château, à Sours (Eure-et-Loire), dispose désormais de trois serres pour produire ses fraises, qui…
Publicité