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L'Eure-et-Loir vit au rythme de la moisson

Depuis le début du mois, la pluie a cédé la place au grand bleu, la moisson bat son plein en Eure-et-Loir. Quelques tours de moissonneuse dans le colza à Garancières-en-Beauce.

Partout, de grosses machines de toutes les couleurs s'affairent dans les parcelles. Sur les routes, des véhicules s'agacent derrière les remorques. À l'entrée des silos, les files d'attente s'allongent. Dans un village, le cantonnier balaie la chaussée d'un peu de blé versé. Et hélas parfois, à l'horizon, des panaches de fumée sombre tentent de rejoindre l'azur… Il fait chaud, c'est la ­moisson.

Le chant du colza

Quand le colza chante, c'est qu'il est bon à battre. Comme sur cette parcelle de Garancières-en-Beauce ce 8 juillet. Depuis le début du mois, du sud au nord de l'Eure-et-Loir, dans un tonnerre de poussière, les parcelles de cultures d'hiver tombent les unes après les autres.

Ainsi, dans ce colza, Pascal Laya s'applique sur les bords de la parcelle à faire trois tours pour commencer : « J'aime bien avoir de la place. Et puis, même s'il y a moins de risque dans le colza, on serre toujours les fesses à cause du risque d'incendie. On fait attention au sens du vent, on déchaume aux abords des habitations », relève-t-il.

Si la coupe fait apparaître des tiges un peu vertes, le grain est bien mûr. « Et à ce que je vois, ça à l'air de bien donner », estime-t-il. Cependant pour lui, le rendement de cette culture dont les prix ont atteint des sommets, n'a pas vraiment d'importance. En effet, il bat la parcelle d'un ami dont la machine est en panne : « C'est dans le cadre de l'entraide, un service en entraîne un autre ».

Pascal Laya estimait pouvoir venir à bout de ces douze hectares dans la journée mais il devra revenir le lendemain… avant d'attaquer sa propre récolte.

Dans quelques jours, nous saurons ce que la plaine avait dans le ventre cette année.

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