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«Des bénéfices économiques et environnementaux»

Durant une journée, l’Association pour la Promotion d’une Agriculture Durable avait pris ses quartiers au Chesnoy pour son assemblée générale. Entretien avec son président, Benoît Lavier.

© Olivier Joly

L’Association pour la Promotion d’une Agriculture Durable (Apad) a tenu son assemblée générale le mardi 2 février au Chesnoy. L’évènement a rassemblé une centaine de personnes venues de toute la France. En fin de matinée, Benoît Lavier, agriculteur bourguignon et président de l’Apad, a accepté de nous répondre.

Loiret agricole et rural : Quels sont les objectifs de l’Apad ?

Benoît Lavier : L’association propose un modèle d’agriculture durable qui s’appelle l’agriculture de conservation des sols. Une fois qu’on a pris conscience que le sol est le pilier de l’acte de production agricole, mieux on le traite, meilleure est son activité biologique et meilleurs sont les résultats pour les agriculteurs et la société toute entière. Je suis agriculteur en Côte-d’Or et je pratique l’agriculture de conservation des sols depuis huit ans : j’en tire des bénéfices économiques et environnementaux. Le lien social avec les voisins s’en trouve renforcé.

LAR : Depuis quand l’Apad existe-t-elle et combien d’adhérents représente-t-elle ?

B.L. : Plus de trois cent cinquante adhérents se répartissent dans nos neuf associations régionales. L’Apad a été créée à la fin des années 1990 avec les instituts techniques, des entreprises et une Agence de l’eau. Elle était en sommeil depuis plusieurs années et a été relancée par un groupe d’agriculteurs il y a cinq ans. Notre ambition : promouvoir un autre modèle d’agriculture, entre le conventionnel et le bio, dont nous sommes convaincus qu’il a beaucoup de vertus en termes de durabilité. Au niveau national, environ 2 % des sols sont conduits selon ce mode de production. Cela reste marginal mais les choses évoluent car de plus en plus d’agriculteurs sont confrontés à des impasses agronomiques (perte de fertilité, perte de biodiversité, érosion, plafonnement des rendements, gestion des adventices) ou prennent conscience des avantages de s’engager dans cette agriculture durable.

LAR : Est-elle praticable partout, quelle que soient la nature des sols et la topographie des lieux ?

B.L. : L’agriculture de conservation des sols est pratiquée largement sur toute la planète quel que soit le contexte pédoclimatique. Cette agriculture est basée sur trois piliers :  la couverture permanente des sols, le non-travail du sol et un maximum d’espèces cultivées dans la rotation avec notamment les couverts végétaux.

LAR : Est-ce un seul et même modèle ou bien celui-ci se décline-t-il selon les territoires ?

B.L. : C’est un seul modèle... la suite de notre article dans votre journal du 19 février.

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