Aller au contenu principal

Des élèves de 6e visitent une exploitation à Montbouy

Didier Doreau, éleveur de vaches laitières à Montbouy, a reçu 125 élèves de 6e du collège de Sainte-Geneviève-des-Bois

Didier Doreau a reçu 5 classes de 6e sur son exploitation
Didier Doreau a reçu 5 classes de 6e sur son exploitation
© Sabrina Beaudoin

Didier Doreau, éleveur de vaches laitières à Montbouy, a l’habitude d’accueillir des visiteurs sur son exploitation. Il apprécie partager son métier avec les autres. « J’accueille à la ferme, de la maternelle à l’école vétérinaire. Je reçois donc un panel varié de visiteurs. Je fais évoluer mon discours en fonction des mes interlocuteurs » précise-t-il. Durant ses interventions, Didier Doreau en profite pour faire passer des messages. « Recevoir les enfants, c’est aussi éduquer les parents. On essaye de faire passer des messages, ne serait-ce que par rapport à la maltraitance animale. Nous sommes éleveurs, nous aimons nos animaux, on ne les maltraite pas » confie-t-il. D’autant plus qu’une vache, pour qu’elle donne du bon lait, elle doit se sentir bien !
Le troupeau de l’exploitation se compose de 140 têtes, 60 vaches sont actuellement en production. Le lait est vendu à la laiterie Sodiaal. Didier Doreau détient une exploitation de 94 hectares (blé, orge, colza, maïs). La plupart de la production est destinée au bétail. Dès que le temps le permet, les vaches pâturent, 3 à 4 mois dans l’année. Il rappelle aux jeunes que les vaches qui mangent toute l’année à l’auge ne sont pas malheureuses ou moins nourries.
Catherine Zehenne, professeure de SVT (Sciences de la vie et de la Terre) au collège de Sainte-Geneviève-des-Bois, a voulu mettre en application la théorie que les enfants ont apprise cette année. « Au programme de 6e, nous travaillons sur l’alimentation humaine, sur les transformations biologiques des aliments et leurs origines » explique-t-elle. « Du coup, aller voir les vaches était une évidence. Non seulement les élèves visitent un élevage et voient les vaches de près mais en plus, ils comprennent mieux d’où provient le lait» poursuit-elle.


Programme de 6e
Dans le programme de 6e, la professeure de SVT explique le processus de fabrication des aliments par transformation biologique, en prenant l’exemple du yaourt. Il paraissait donc judicieux de visiter une exploitation laitière pour savoir d’où provenait le lait.
« L’homme élève des animaux et cultive des végétaux pour se procurer des aliments. Le produit de l’élevage, viande, œuf ou de la culture, graines, fruits, tubercules et feuilles, répond aux besoins en aliments de l’homme. Elevage ou culture nécessitent une gestion rationnelle qui préserve l’environnement et les ressources naturelles. L’homme optimise ses rendements par ses choix d’animaux ou de semences et ses conditions de culture ou d’élevage » extrait du programme de 6e.
Tous les élèves de 6e du collège de Sainte-Geneviève-des-Bois se sont déplacés. Les premières classes se sont rendues chez Didier Doreau mi-mai. Ce mardi 22 mai, 2 classes ont visité l’exploitation, une le matin et l’autre l’après-midi. Une dernière classe s’est rendue sur le site jeudi 24 mai. Au total, Didier Doreau aura reçu 125 élèves. « On essaye de balayer tous les sujets, gestation, alimentation, reproduction, identification… » indique l’agriculteur.
Son discours a toujours débuté de la même manière. Dans un premier temps, il faut expliquer le principe aux élèves. « Pour donner du lait et donc pour pouvoir la traire, une vache doit avoir eu un veau » débute-t-il tout simplement. « Les vaches sont traites deux fois par jour et une vache laitière produit en moyenne 30 litres par jour » indique-t-il aux élèves qui devaient répondre en même temps à un QCM.
Après un bref passage sur la gestation et la reproduction, Didier Doreau a ensuite présenté aux élèves l’alimentation donnée aux vaches. « Ceci c’est du maïs. À la récolte, tout est broyé, placé dans un silo bien tassé. Il est couvert d’une bâche et on en fait une sorte de « conserve ». Cette alimentation sera conservée durant plus d’une année. C’est le même principe que pour le chou et la choucroute » indique-t-il en montrant son silo. Les jeunes ont aussi pu toucher l’ensilage. « ça sent bon » avoue une petite. « ça donne envie d’y goûter ! » assure-t-elle. « On nourrit aussi les vaches avec un peu de betterave à sucre. Lorsque l’usine a extrait le sucre de la betterave, il ne reste que la pulpe. Pour l’usine c’est un déchet, pour nous c’est une alimentation pour les vaches » précise-t-il aux jeunes très intéressés. Il a ensuite montré plusieurs graines aux élèves, colza, blé, orge…
Didier Doreau a expliqué qu’un éleveur a aussi besoin de cultiver des cultures pour ces vaches. Par exemple, il a besoin de 600 à 800 ballots de paille pour la litière de ses vaches.
Après avoir expliqué tout le fonctionnement de son exploitation, les élèves ont faire un passage par la nurserie avant de déguster un bon verre de lait.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Annie Genevard, ministre de l'Agriculture s'est rendue en Loir-et-Cher, vendredi 10 avril pour écouter le monde agricole loir-et-chérien et apporter ses solutions en présence de Joseph Zimet, préfet de Loir-et-Cher.
Annie Genevard en Loir-et-Cher pour écouter le monde agricole et apporter ses solutions
Annie Genevard était en Loir-et-Cher, vendredi 10 avril. Elle a rencontré les représentants de l’AOP Selles-sur-Cher au sein…
Frédéric Morand, vigneron à Vineuil, a dû faire face à des nuits stressantes ces dernières semaines en raison du gel.
Les épisodes de gel se succèdent en Loir-et-Cher depuis mi-mars
Les vignes de Loir-et-Cher n’ont pas été épargnées par le gel depuis la mi-mars. Les tours antigel ont fonctionné plusieurs nuits…
Le 10 avril, à Chartres. Jean-Paul Moktar (au c.) a présidé la 100e assemblée générale de la fédération départementale des Chasseurs d'Eure-et-Loir.
La Fédération départementale des chasseurs d'Eure-et-Loir fête ses 100 ans
La Fédération départementale des chasseurs d'Eure-et-Loir a célébré ses 100 ans lors de son assemblée générale annuelle le…
« Incendie à l'abattoir de Houdan : un coup supplémentaire porté à une profession déjà fragilisée »
Dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 avril à l'abattoir de Houdan (Yvelines), un incendie possiblement criminel a détruit…
Vulaines-lès-Provins, vendredi 17 avril. Brice De Bisschop termine la visite de son exploitation par les serres, une diversification datant de 2022.
Valérie Pécresse en visite dans des exploitations agricoles seine-et-marnaises
La présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse, a effectué trois visites dans des exploitations agricoles vendredi 17…
La récolte des asperges se fait entièrement à la main, avec l’appui d’une machine qui soulève la bâche et limite le port des caisses.

Les asperges de Jeanne lancent leur saison
À Traînou, la campagne 2026 des asperges a démarré dans des conditions jugées « normales ». Sur deux hectares, cette exploitation…
Publicité