Aller au contenu principal

Des patates douces franciliennes

Depuis quelques années, la production de patates douces se développe en Île-de-France. Guillaume Lenoble, maraîcher diversifié, présente cette culture en plein essor.

L’EARL Lenoble, exploitation maraîchère diversifiée du Domaine de Saint-Leu, à Périgny-sur-Yerres (Val-de-Marne), compte quatre associés, Guillaume Lenoble, son père Didier, sa mère Christine et son oncle Dominique.

Trois autres membres de la famille sont salariés parmi la vingtaine d’équivalents temps plein de la structure. La production s’étend sur 35 hectares, dont 15  % sous abris, et couvre une gamme complète de légumes, vendue à 100  % sur les marchés. « Nous faisons de tout, en proportion des ventes. Les fraises et les tomates, en saison, restent des produits phares », explique Guillaume Lenoble.

Depuis quelques années, 6  000 m2 de patates douces y sont produites, à la suite de la demande de la clientèle et du développement de variétés adaptées au terroir francilien. L\'exploitation bénéficie également du suivi de vendeurs de plants, d’organismes techniques et de la chambre d’Agriculture.

La patate douce est un légume que les clients connaissent et apprécient pour sa saveur sucrée, en particulier les enfants.

Si cette culture est facile à mener, l’implantation et la récolte sont deux étapes délicates et qui nécessitent de la main-d’œuvre.

Le coût du plant est élevé et sa mise en place, courant mai (fin avril au plus tôt et début juin au plus tard en fonction de la météo) prend beaucoup de temps. « Nous n’arrivons pas à mécaniser la plantation qui se fait sur butte. La récolte est également difficile à mécaniser. C’est une production fragile. On la soulève juste à l’aide d’une machine. De plus, elle a lieu de mi-octobre à mi-novembre, donc souvent en période humide. Or, pour optimiser sa conservation, il est préférable de stocker ce légume quand il est sec », explique Guillaume Lenoble qui réalise chaque année des essais variétés.

25  000 à 30  000 pieds sont implantés par hectare. Plus on plante espacé, plus les tubercules sont gros.

La patate douce ne demande pas plus d’eau qu’un autre légume, mais ses besoins sont concentrés au moment du grossissement en août. Un seul ravageur pose problème  : les mulots, en culture et en stockage (à une dizaine de degrés).

Comme pour les autres légumes, les producteurs bénéficient de l’appui technique de la chambre d’Agriculture, d’organismes techniques, voire de semenciers.

En parallèle, depuis six ans de nouveaux légumes ont fait leur apparition ou ont été développés, soit pour répondre à la demande (la pastèque, le melon…), soit en la provoquant comme le radis de couleur.

Laurence Goudet-Dupuis

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Le nématode du pin détecté sur un insecte dans le Loiret
Un insecte porteur du nématode du pin a été détecté dans la forêt d’Orléans. Aucun arbre contaminé n’a été identifié à ce stade,…
Fontainebleau : deux nouveaux départs de feu, les agriculteurs de retour aux côtés des pompiers
Alors que l'incendie était sous contrôle depuis plusieurs jours, deux importants départs de feu se sont déclarés mercredi soir en…
Le 23 juin, à Lutz (Eure-et-Loir). Jean-Baptiste Bourdeloup est parmi les premiers lauréats de la Bourse de recherche à la ferme. Avec son collègue Laurent Isambert, ils travaillent sur la biostimulation en pommes de terre.
Une bourse pour les essais de Jean-Baptiste Bourdeloup
Jean-Baptiste Bourdeloup et Laurent Isambert, producteurs de pommes de terre bio en Eure-et-Loir, font partie des six premiers…
Mercredi 10 juin à Prunay-en-Yvelines (Yvelines). Semae Centre et Agri Obtentions ont organisé une journée pour faire découvrir les progrès génétiques.
Une journée semences et innovation par Semae et Agri Obtentions
Semae Centre et Agri Obtentions ont organisé une journée dédiée au progrès génétique le 10 juin à Prunay-en-Yvelines…
SR 77 : communiquer pour développer l’activité
L’assemblée générale du service de remplacement a permis de dresser un bilan en léger retrait de l’activité 2025. Maladie et…
À Saint-Cyr-en-Val, 160 pompiers et des agriculteurs ont été mobilisés pour contenir un incendie qui a détruit 84 hectares le 12 juillet.
Le Loiret mobilisé face aux incendies
Plusieurs incendies ont touché le Loiret ce mois-ci. Des agriculteurs se sont mobilisés avec leur matériel pour limiter la…
Publicité