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Des reliquats azotés très forts. Quelle conduite de fertilisation tenir ?

Les mesures de reliquats tablent sur 92 kg N/ha sur trois horizons en moyenne en Région. Pourquoi de tels niveaux et quel sera l’azote disponible ?

Les mesures de reliquats réalisées depuis mi-janvier sur l’ensemble de la région Centre montrent des reliquats moyens de 92 kg N/ha sur trois horizons. Ces mesures confirment les analyses de novembre 2016 qui étaient du même niveau. Ces observations sont constatées par d’autres laboratoires évoluant sur d’autres régions. Comme tous les ans la variabilité des reliquats est forte mais est encore amplifiée par le niveau élevé (variation possible de plus de 100 unités entre 2 parcelles dans les mêmes conditions).

Pourquoi de tels niveaux de reliquats ?

Les rendements de 2016 ont été catastrophiques. Sur céréales l’azote apporté n’a pas été exporté par les grains. Il est resté, soit dans les sols, soit dans les pailles et s’est libéré à l’automne. C’est particulièrement le cas derrière blé dur, où après des rendements voisins de 10 à 20 q/ha, les reliquats dépassent les 100 kg N/ha sur 90 cm pour la majorité des parcelles. Les parcelles en précédent betteraves et maïs  qui absorbent de l’azote tardivement, montrent des reliquats nettement plus faibles.

Grace aux pluies de mai et de juin, la réserve hydrique des sols (au moins en surface) était pleine à la récolte. Les pluies d’août et de septembre-octobre ont maintenu cette humidité. Les températures plus fortes en été ont permis une minéralisation des sols et des résidus.

La pluie hivernale très faible, n’a pas lessivé les nitrates présents dans les sols en entrée d’hiver (même moyenne de reliquats vers la mi-novembre qu’en sortie d’hiver).

Peu de CIPAN ont été implantées donc peu d’azote a été capté pendant l’automne.

Les céréales d’hiver ont un faible développement et n’ont donc absorbé qu’une faible dose de nitrates.

Toutes ces conditions se cumulent, et expliquent ces forts niveaux de reliquats.

L’azote mesuré est-il disponible ?....

... la suite de l'article dans votre édition du 24 mars 2017


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