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Des robots de désherbage en démonstration

Herbe. Le 12 mai, à Traînou, le robot de désherbage Ecorobotix sera dévoilé, en avant-première en France, lors de l’événement « Halte aux Herbes ! ».

C’est une véritable révolution qui est en train de se passer en désherbage. Bientôt les robots autonomes remplaceront les pulvés ! Ce n’est pas pour dans dix ans, mais pour dans quelques années. La société suisse Ecorobotix teste son robot chez des agriculteurs et devrait le commercialiser en France en 2018.

« La chimie utilise beaucoup de produits pour traiter très peu d’adventices. Nous avons donc eu l’idée de développer un robot qui ne cible que les mauvaises herbes. En grandes cultures, notre robot permet de diminuer de 20 fois les quantités de désherbant », indique Aurélien Demaurex, l’un des deux fondateurs de la start-up. Le taux d’efficacité du désherbage est ainsi de 90 à 95 % à l’heure actuelle, mais l’équipe d’Ecorobotix vise les 98 % pour sa mise sur le marché.

Au départ, Ecorobotix était conçu pour le désherbage des betteraves et du colza, mais peu à peu ses fonctionnalités se développent. Demain, il désherbera également les prairies et les intercultures. « Nous avons des demandes pour du soja, du maïs, du tournesol… Le potentiel de la robotique pour le désherbage est énorme », ajoute Aurélien Demaurex.

Trois outils, bio ou chimique

Le robot, qui ressemble à une table de tennis de table (2,2 m de large et 1,30 m de haut),  a un empattement qui s’adapte à l’écartement des rangs. Il circule dans les inter-rangs et détecte les adventices avec une caméra. Pour les supprimer, il utilise ensuite trois outils au choix : soit une pointe avec deux ailettes qui creuse et qui va arracher la plante, soit deux buses de pulvérisation pour deux produits chimiques différents. Le robot choisit lui-même son outil en fonction du stade de développement de l’adventice et de la proximité du rang.

Un robot autonome

Son grand avantage est d’être tout à fait autonome dans les champs. L’agriculteur le place dans la parcelle et peut le laisser désherber pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Il le pilote grâce à son smartphone. S’il sort de sa zone de travail ou qu’on essaye de le voler, l’agriculteur est aussitôt averti.

Ecorobotix sillonne au maximum 3 ha par jour, à 1,8 km/h, relativement lentement pour des raisons de sécurité. Grâce à ses deux panneaux photovoltaïques, il peut travailler pendant plusieurs jours. Néanmoins, les deux réservoirs de produits phytosanitaires (2 x 10 l) sont prévus pour environ 2 jours de travail. Sur les betteraves sucrières, par exemple, pour que le désherbage soit efficace, compter un robot pour 8 ha. Pour une surface de 24 ha, il faudra donc acheter trois robots.

Une innovation à découvrir pour la première fois en France, le 12 mai à Traînou.

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