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Des Universités du soir pour coordonner la lutte contre les incendies à la moisson

La 27e édition des Universités du soir de la chambre d’Agriculture, consacrée à la lutte contre les feux de moisson, s’est déroulée le 4 juin en direct sur Youtube

Une bonne centaine de personnes a assisté le 15 juin sur Youtube, à la 27e édition des Universités du soir de la chambre d’Agriculture sur le thème de la lutte contre les feux de moisson.

De fait, compte tenu des mesures de distanciation physique à respecter, la réunion s’est déroulée dans une salle Mathurin-Régnier quasiment vide et retransmise en direct sur Internet.

« Tout le monde a en mémoire les incendies de juillet dernier, difficilement maîtrisables », a souligné Thibaud Guillou en lançant cette soirée organisée afin qu’une telle situation ne se reproduise pas.

Quatre interventions se sont succédé au fil de la soirée. D’abord, Marc Guillaumin, conseiller de la Chambre, a fait un point sur les conséquences du réchauffement climatique sur notre agriculture, pointant l’avancement des stades phénologiques ou l’augmentation du nombre de jours de canicule à l’avenir.

Ensuite, les sapeurs-pompiers d’Eure-et-Loir, représentés par le lieutenant-colonel Michaël Achard et le lieutenant Philippe Jeanneteau, sont intervenus : « Le bilan de 2019 a marqué les esprits et il y avait de quoi », a lancé Michaël Achard. Ainsi, sept cents feux en milieu naturel ont été recensés cette année-là, dont quarante le 25 juillet ayant réduit en cendre 1 154 hectares...

« Nous avons connu en 2015 une année particulière. Il y a un avant et un après », a pointé le lieutenant-colonel. De fait, près de neuf cents départs de feu ont été répertoriés cette année-là, contre quatre-vingts en moyenne les années précédentes. Depuis, celle-ci s’établit plutôt autour de 520 feux...

Aussi, les sapeurs-pompiers travaillent avec Météo France sur la prévention des risques à l’échelle du département. En étudiant chaque jour, la température, les précipitations, le vent et les indices de sécheresse, de sol et de moisson, ils livrent un degré de risque classé de vert, peu de risque, puis jaune, orange, rouge, jusqu’à noir, risque extrême.

« Nous prévoyons de positionner du matériel à proximité en cas de jour noir ou rouge », a précisé Michaël Achard, ajoutant : « La cinétique est importante et nécessite d’aller vite. Pour éteindre un feu, il faut de l’eau de façon exponentielle : un verre, un litre puis une tonne... ».

Ensuite, les pompiers ont parlé de prévention, soulignant qu’un outil de travail du sol permettait de temporiser un incendie ou que tout ce qui pouvait générer une étincelle risquait de provoquer un départ de feu. Et enfin, qu’en cas d’incendie, il fallait réagir en composant le 18 ou le 112 en précisant la localisation et tout ce qui pouvait aider les pompiers.

Éric Thirouin est venu parler ensuite de l’initiative de la Chambre qu’il préside, et qui consiste à constituer une cohorte d’agriculteurs prêts à intervenir pour lutter contre ces incendies (voir ci-dessous).

Pour finir, Manuel Letailleur, de Groupama Centre-Manche, a détaillé les points à vérifier concernant l’assurance incendie.

Hervé Colin

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