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[Dossier "agriculture familiale"] Deux cousins après deux frères sur l’exploitation

René et Arnaud Sollet sont cousins. Ils se sont installés en janvier à la suite de leurs pères respectifs sur 240 hectares entre faux-Perche et Dunois (Eure-et-Loir).

Le 29 juillet, à Saint-Christophe. Les cousins Arnaud (à d.) et René Sollet, ont repris l’exploitation tenue par leurs pères.

« Nous nous connaissons depuis tout petits »... René et Arnaud Sollet sont cousins, de proches cousins.

Ils se sont installés le premier janvier de cette année, en reprenant l’exploitation tenue par leurs pères, Serge et son frère Bernard. Une forme de continuité en somme pour une exploitation de 240 hectares située pour une part à Saint-Christophe, dans le Dunois, et pour l’autre dans le Perche du côté d’Unverre. 

Un passage de relais, parfois un peu compliqué, mais qui a longuement été réfléchi entre les deux jeunes hommes. « Nous en avons beaucoup discuté pendant deux ou trois ans », témoigne René Sollet, le plus âgé des deux — il a vingt-cinq ans et Arnaud vingt-trois. « D’ailleurs nous continuons à beaucoup nous parler. Il ne faut pas rester sur un malentendu et surtout éviter les conflits », ajoute-t-il.

« Même si je suis parfois une vraie tête de mule », intervient Arnaud. Pour le moment tout se passe bien et il n’y a pas de raison pour que cela change, assurent-ils.

Pour le partage des tâches, les cousins ont fait au plus simple : « nous touchons à tout tous les deux », relève René Sollet. « Pour la récolte par exemple, chacun est au volant de la moissonneuse un jour sur deux ». Une moissonneuse flambant neuve d’ailleurs, car âgée d’une vingtaine d’années la machine de l’exploitation a rendu l’âme de façon inattendue...

Si le partage des tâches est équitable, titulaire d’un bac pro en mécanique, c’est plutôt Arnaud qui met les mains dans le cambouis : « Il est très bon pour les diagnostics », confirme René.

Outre le fait d’avoir manifestement à renouveler certains matériels de l’exploitation familiale, les cousins souhaitent fermer rapidement leur atelier bovins allaitants : « nous l’avions gardé pour voir, mais il est trop petit pour être rentable et ce n’est pas le moment d’envisager les dépenses de mises aux normes qui seraient nécessaires », estiment-ils.

Par ailleurs, installés sur des terres usantes, ils vont vite changer de système en adoptant des techniques culturales simplifiées et mettre la ferme aux normes autour des phytos... « Et s’agrandir... Ce serait bien, mais c’est compliqué ».

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