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[Dossier "drives"] Drives fermiers : et en Eure-et-Loir ?

À ce jour, il n’existe pas de drive fermier en Eure-et-Loir. Pourtant, tous les ingrédients sont réunis. Les producteurs ne manquent pas et la demande est bien là. La mayonnaise finira bien par prendre...

Depuis plusieurs années, le projet de mise en place d’un drive fermier en Eure-et-Loir est dans l’air à défaut d’être dans les tuyaux.

Entre autres, l’association des producteurs de la marque Terres d’Eure-et-Loir ou le Syndicat du Pays du Perche, se sont sérieusement posé la question de sa faisabilité. Et quelques producteurs ont mis en place des solutions qui s’en rapprochent, comme la Ferme des Bonshommes, à Authon-du-Perche, par exemple.

De fait, le département eurélien n’a pas été à la traîne pour structurer l’offre de ses producteurs locaux.

Ainsi, dès 2002, la chambre d’Agriculture, avec le soutien du conseil départemental, a créé l’association de la marque Terres d’Eure-et-Loir qui regroupe à ce jour une centaine de membres : agriculteurs et artisans.

Et au fur et à mesure de son avancement, la question de proposer aux consommateurs un moyen simple d’avoir accès à l’ensemble de l’offre des producteurs s’est posée, sans parvenir à se concrétiser.

« Il y a beaucoup de discussions sur ce point, les producteurs sont motivés, il y a des prémices », relève la conseillère de la chambre d’Agriculture eurélienne spécialisée en circuits courts, Aurélie Toutain : « C’est un sujet important, sur lequel il ne faut pas se planter. La difficulté se cristallise autour de la nécessaire création d’une plate-forme pour regrouper les produits et de l’organisation et de la communication qui sont souvent des points de faiblesse. En tous cas, c’est un projet à monter très sérieusement », estime-t-elle.

De son côté, le Syndicat du Pays du Perche est allé un peu plus loin dans la démarche en montant une véritable étude autour de la réalisation d’un site Internet pour un drive. L’occasion de rencontrer l’ensemble des producteurs locaux. 

Si les conclusions de cette enquête n’ont pas encore été publiées, elle relève un certain nombre de freins : « Pour certains producteurs, ce serait assez secondaire », estime Cyril Leclerc, en charge du dossier pour le syndicat.

Il ajoute : « Beaucoup de maraîchers vendent déjà en direct et peut-être que l’environnement n’est pas encore assez mûr pour ça. Pour nous, une chose est sûre : ce sont les producteurs qui doivent en être les moteurs. En tous cas, nous allons continuer à creuser le sillon... »

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