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Douceur automnale : quelles conséquences sur les céréales ?

Si les températures des derniers jours sont retombées autour des normales de saison avec l’arrivée des premières gelées, les cumuls de températures depuis les semis de céréales ont été largement excédentaires et ont provoqué dans les parcelles semées tôt des excès de végétation précoces.

Cet automne, un excès de températures a été constaté en France comme en région Centre/Île-de-France. En moyenne, sur l’ensemble du territoire national et pour 297 stations météo avec un historique supérieur à 20 ans, l’anomalie de température moyenne est de 2,6 °C, soit près de 150 °Cj en cumul entre le 1er octobre et le 24 novembre. Nous avons ainsi bénéficié en octobre de températures habituellement rencontrées en septembre. Autrement dit, 99 % des stations nationales étudiées (295 sur 297) n’ont jamais connu de cumul de températures aussi élevé au cours des vingt ou trente dernières années. En région Centre, sur la période du 1er octobre au 8 décembre, l’écart de températures se situe entre 110 et 150 °Cj (voir la 1re carte ci-dessous) par rapport à la médiane historique (2002-2021). À côté de cela, sur cette même période, les cumuls de précipitations sont inférieurs à la moyenne régionale (voir la seconde carte ci-dessous). Les pluies d’octobre ont tout de même permis une levée correcte des cultures.

Carte 1. Écart de cumul de températures (en degrés-jours) entre le 1er octobre et le 8 décembre 2022 par rapport à la médiane 2002-2021. Carte 2. Écart de cumul de pluies (en mm) entre le 1er octobre et le 8 décembre 2022 par rapport à la médiane 2002-2021.

 

Le cumul de températures élevé, associé à l’absence de gelées précoces, a provoqué une croissance rapide des céréales qui se manifeste notamment par une biomasse aérienne dense, et des niveaux de tallage jamais atteints à cette période de l’année. L’arrivée de jours courts et de faibles rayonnements intensifient la concurrence entre tiges qui tendent à s’étioler. Les céréales ne sont pour autant pas prêtes à monter : les besoins en vernalisation et/ou en durée du jour n’étant pas remplis.

L’arrivée récente des gelées hivernales a permis de ralentir la croissance des céréales, rendez-vous dorénavant fin janvier.

Plus globalement, ces situations extrêmes renvoient aux enjeux du changement climatique avec une variabilité interannuelle accrue. Pour aller plus loin, Arvalis-Institut du végétal propose une journée dédiée à la gestion de ces aléas climatiques mercredi 25 janvier à Tours (Indre-et-Loire).

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