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Ekaterinburg, dernière demeure des Romanov

Quatrième ville de Russie en population, capitale de l’Oural, cité pleine de charme, Ekaterinburg a été marquée par l’Histoire.

Avec 1,4 million d’habitants, Ekaterinburg est en population la quatrième ville russe, derrière Moscou, Saint-Petersbourg et Novossibirsk. Cette ville pleine de charme a été fondée en 1723 par le tsar Pierre le Grand, et fut baptisée du nom de son épouse Ekaterina (l’impératrice Catherine Ire).

Ekaterinburg a été le témoin de le la séquestration et de l’exécution du dernier tsar, Nicolas II, et de sa famille, le 17 juillet 1918. Le massacre des Romanov a eu lieu dans la villa de l’ingénieur Nicolas Ipatiev.

Aujourd’hui, cette maison n’existe plus : elle a été rasée en 1977 par Boris Eltsine, alors Premier secrétaire du parti communiste de la ville.

À sa place, on peut découvrir l’ « église sur le sang versé en l’honneur de tous les Saints resplendissants dans la Sainte-Russie », consacrée en 2003 par l’Eglise orthodoxe et dédiée à la mémoire des Romanov.

Elle comporte de nombreux symboles liés à l’histoire de Nicolas II, comme les vingt-trois marches, à l’entrée, qui rappellent celles qu’il a dû descendre avant son exécution. On trouve à l’intérieur des portraits de la famille impériale, ainsi que l’arbre généalogique des Romanov.

À l’extérieur de la ville, au milieu d’une forêt, on peut visiter le monastère Ganina Yama, où sont enterrés le tsar, sa femme Alexandra et leurs cinq enfants. Après leur béatification, l’Eglise orthodoxe y a construit sept églises en bois dont l’une compte dix-sept coupoles, une particularité liée à la date de l’assassinat des Romanov.

À quinze minutes en voiture du centre d’Ekaterinburg, sur la route de Moscou, un obélisque matérialise la frontière naturelle entre l’Asie et l’Europe, non loin d’un parc pittoresque où les jeunes mariés viennent accrocher des rubans et des cadenas aux branches des arbres, avec l’espoir d’un amour éternel.

Dans les rues de la ville, on découvre un mélange de styles, entre bâtiments modernes dans le quartier des affaires, et architecture soviétique. La gare ferroviaire Sverdlovsk est desservie par le Transsibérien.

Quant au métro, construit en 1991 et composé d’une ligne unique, il donne l’impression de voyager dans le temps. Les stations sont grandes et bien entretenues, les wagons sont propres et spacieux.

C’est à Ekaterinburg que s’est développée l’industrie minière du pays, grâce aux gisements de fer, de cuivre et de charbon de l’Oural. La ville s’est spécialisée dans la production de la fonte et du cuivre.

La tradition locale attribue d’ailleurs différentes vertus aux pierres qui sont extraites dans la région. Preuve de ce mélange de tradition et d’Histoire : le bloc de rhodonite que l’on trouve au niveau du barrage Plotinka, en centre-ville. Cette pierre, dont la forme rappelle celle d’un coeur, guérirait les blessures affectives et inciterait à faire preuve d’amour et de compassion.

Lors de la Coupe du monde de football 2018, la ville a accueilli de nombreux étrangers venus soutenir leurs sélections à l’Ekaterinbourg Arena, à l’image des 35 000 supporters qui ont assisté au match France-Pérou le 21 juin.

Fiorella Rap Morales

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