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En Essonne, des coléoptères envahissent les maisons

Des habitations de Saint-Maurice-Montcouronne (Essonne) sont envahis de coléoptères depuis le début de l’été. Les riverains pointent du doigt un champ voisin.

Ce sont des coléoptères de ce type que les habitants de Saint-Maurice-Montcouronne (Essonne) ramassent par centaines dans leur maison chaque jour.

Depuis le début de l’été, le rituel est immuable. Chaque matin au réveil, des habitants de Saint-Maurice-Montcouronne (Essonne) sont contraints de se livrer à un drôle de ménage, ramasser des centaines et des centaines de coléoptères qui ont investi la maison durant la nuit.

A bout de nerfs, ils ont déposé une pétition auprès de la mairie et pointent du doigt un champ qui jouxte les habitations concernées. 

« Nous avions déjà eu le même problème l’été dernier », rapportent des riverains : « Nous pensons que cela vient du champ derrière les maisons. Avant, l’agriculteur le cultivait et le traitait mais, en 2014, il a changé de propriétaire et est laissé en jachère. Depuis, c’est l’horreur. »

Les habitants ont bien tenté de calfeutrer toutes les fenêtres, d’user de répulsifs et d’insecticides puissants, rien n’y fait. A la nuit tombée, ce sont des milliers de coléoptères qui déambulent dans leurs propriétés. 

Du côté de la mairie, on explique « qu’après renseignements pris auprès de l’Office pour les insectes et leur environnement, il s’agit bien d’un coléoptère, le carabe* », qui ne présente « aucun risque sanitaire, rien de grave en soi ».

Dans un courrier adressé aux habitants, la mairie précise : « Les fortes chaleurs ainsi que le mouvement des terres non cultivées sont à l’origine de cette invasion. D’après les services compétents, cela va s’atténuer avec la baisse des températures ».

Les habitants, qui réclament que le champ soit remis en culture, sont, pour le moment, priés de prendre leur mal en patience…

*Cousins des scarabées et des coccinelles, les carabes sont des auxiliaires de cultures qui se nourrissent des graines et des ravageurs des champs dans lesquels ils logent. Une récente étude de l’unité agroécologie de l’Inra de Dijon a permis de montrer que plus il y a de graines d’adventices disponibles en surface, plus le nombre de carabes est élevé. Et plus il y a de carabes dans une parcelle, moins le stock de graines dans le sol augmente d’une année sur l’autre. Les chercheurs ont donc conclu que « les carabes prélèvent une part non négligeable de graines avant que celles-ci ne viennent réalimenter le stock au sol, responsable des futures germinations. Cette régulation représenterait un moyen complémentaire pour lutter contre les adventices ».

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