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En misant sur l'innovation, Deleplanque vient en aide à la filière betteravière

Le 23 septembre, le semencier Deleplanque a annoncé investir dans plusieurs projets de R&D afin d'apporter des solutions aux nombreuses difficultés que connaît la filière betteravière actuellement.

L\'ensemble des représentants de l\'interprofession betteravière, de l\'industrie sucrière, ainsi que des producteurs betteraviers se sont déplacés à Ableiges (Val-d\'Oise), mercredi 23 septembre dernier, à l\'invitation du groupe Deleplanque.

Une filière dans laquelle l\'entreprise semencière annonce investir à travers différents projets de recherche et développement (R&D) pour apporter des solutions aux nombreuses difficultés qu\'elle rencontre actuellement. Une lueur d\'espoir dans le contexte actuel.

«  L\'Île-de-France est une région betteravière très importante avec 45  000 hectares cultivés, 1  800 planteurs et deux sucreries franciliennes, a rappelé en introduction Éric Verjut, président du groupe. Mais les planteurs font face à des défis nouveaux qui requièrent une implication différente de la part d’un semencier tel que Deleplanque. Nous devons continuer à leur fournir des variétés productives et riches, mais nous avons aussi le devoir de nous mobiliser sur des thématiques telles que le changement climatique, la biodiversité, l’environnement, la baisse des phytos… Nous sommes convaincus que c’est en mettant l’innovation au service de l’environnement que nous pourrons faire progresser durablement la filière betterave  », a-t-il développé avant d\'ajouter  : «  L\'entreprise investira ainsi près de 30 millions d\'euros sur les cinq ans à venir via des projets R&D au service des agriculteurs  ». ​​​​​​

Parmi ces projets, Deleplanque initie un programme de recherche interprofessionnel baptisé Modefy, élaboré avec l’Inrae et l’ITB (Institut technique de la betterave), combinant génétique, agronomie et agroécologie, dont l’objectif est d’identifier des solutions alternatives aux néonicotinoïdes. «  Il bénéficiera du soutien des Régions Île-de-France, Hauts-de-France et Grand-Est  », a précisé Éric Verjut avant de laisser la place à la vice-présidente de la Région Île-de-France en charge du développement économique et de l’attractivité, de l’agriculture et de la ruralité, Alexandra Dublanche, venue annoncer le soutien de la Région à hauteur d’1,3 million d’euros.

«  Financer ce projet R&D du groupe Deleplanque, dont le but est de trouver des alternatives aux néonicotinoïdes, c’est encourager un projet qui va dans le sens d’une écologie positive, a-t-elle souligné. C’est aussi apporter notre soutien à une filière à laquelle nous sommes résolument attachés et qu\'on souhaite valoriser dans les prochaines années comme une filière régionale emblématique  ».

Second projet initié par Deleplanque  : le BlueBob, un robot électrique à navigation autonome de désherbage mécanique développé pour réduire le nombre de traitements herbicides.

Présenté par la docteur Antje Wolff, responsable innovation du centre de recherche Strube, filiale allemande du groupe Deleplanque  : «  Le BlueBob est destiné à biner mécaniquement sur et entre les rangs de betteraves, depuis une flore précoce (stade cotylédon) jusqu’à la fermeture des rangs, à des distances variables entre les betteraves sucrières et à une vitesse suffisante, soit au moins 0,5 ha/h. Il intégre un PhenoFieldBot, ce robot équipé d\'un système de caméras multispectrales embarquées alimentant des algorithmes, qui analyse les plantules à partir des images qu\'il prend pour les distinguer ensuite en deux catégories (betteraves et adventices), et décider en temps réel d’activer ou pas les couteaux du robot  ».

Le PhenoFieldBot dispose d\'une technologie que l\'entreprise connaît bien puisqu\'elle l\'emploie déjà dans le cadre de ses activités expérimentales de sélection de semences.

«  Le BlueBob est le fruit d’un partenariat entre Strube, sélectionneur de référence en betteraves, Naïo Technologies, leader français de solutions de robotique agricole basé près de Toulouse, et Fraunhofer, centre allemand de recherche en sciences appliquées  », a rappelé Antje Wolff avant de conclure  : «  Ce robot travaillera à terme sur six rangs en plein champ, et son coût de fonctionnement sera comparable à celui d’un désherbage chimique classique  ».

Si pour l\'heure Deleplanque n\'en est qu\'au développement d\'un prototype du BlueBob, le groupe prévoit un début de commercialisation en 2023.

Laurence Augereau

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