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Enfin des aides, mais encore insuffisantes

Le 29 janvier, la ministre de l’Agriculture a signé une circulaire à destination des préfets concernant la mise en place du fonds d’urgence exceptionnel pour les filières céréales et protéagineux.

© J.L. - Horizons / illustration

Enfin, la France réagit. Après de nombreuses demandes de la FNSEA et de ses associations spécialisées, ainsi que les sollicitations répétées de la FNSEA 45 auprès de la préfète et des sous-préfets du Loiret, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a validé une enveloppe de 35 millions d’euros. Cette aide est destinée aux producteurs de céréales et de protéagineux. Cependant, après trois années consécutives de revenus négatifs et alors que les pertes de chiffre d’affaires sont évaluées à 2 milliards d’euros pour 2025, cette enveloppe reste très insuffisante. Dans le contexte actuel, l’effort du gouvernement est bien évidemment louable et tous les céréaliers doivent s’en saisir, mais il ne représente qu’une goutte d’eau au regard de l’ampleur des difficultés rencontrées par la profession.

Quels seront les critères ?

Les aides du fonds d’urgence seront déclinées au plus près des réalités du terrain et des exploitations, notamment dans les zones à moindre potentiel, par l’activation de cellules de crise au niveau départemental. Cette aide est destinée aux exploitations les plus fragilisées économiquement. Pour être éligibles, les exploitations devront compter au minimum 50 % de céréales et protéagineux et moins de 10 % de cultures industrielles. Il faudra également justifier d’une baisse du dernier EBE (Excédent brut d'exploitation) connu par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

L’aide sera plafonnée à 6 000 euros par exploitation. Les demandes devront être déposées sur la plateforme Chorus-pro. Les adhérents seront informés par le biais de la newsletter. La FNSEA 45 demande à la préfète du Loiret de répartir cette aide exceptionnelle de manière équitable et sur des critères constructifs, et l’invite à se rapprocher des organismes économiques, des syndicats JA et FNSEA du Loiret ainsi que de la chambre d’Agriculture pour les définir.

D’autres dispositifs en route

Le gouvernement a enfin ouvert les yeux sur les difficultés financières des agriculteurs. Mais le compte n’y est toujours pas. La FNSEA 45 soutient la demande de l’AGPB (Association générale des product  millions d’euros. Elle demande également l’annulation du Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) sur les engrais, qui n’est toujours pas abrogé.

Un budget de 5 millions d’euros a par ailleurs été alloué à la MSA. La FNSEA 45 invite les agriculteurs à se rapprocher de la MSA Beauce-Cœur de Loire afin de demander un étalement ou une prise en charge de leurs cotisations. Des prêts de restructuration sont en cours de création. La FNSEA 45 informera les adhérents, par le biais de la newsletter, de leur mise en place. Enfin, la loi de finances prévoit la possibilité de déclencher la Déduction pour épargne de précaution (DEP) en cas d’aléas économiques, avec une exonération fiscale et sociale à hauteur de 40 %.

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