Consultation publique
Esod : les agriculteurs appelés à se mobiliser avant le 30 juillet
La consultation publique sur le futur arrêté relatif aux Espèces susceptibles d'occasionner des dégâts (Esod) est ouverte jusqu'au 30 juillet. Attendu depuis plusieurs semaines, ce texte aurait dû être publié plus tôt afin d'assurer la continuité des actions de régulation. Depuis le 1er juillet, celles-ci sont en effet suspendues, rendant impossible le piégeage d'espèces comme le renard, la fouine ou la martre, ainsi que le tir du corbeau freux.
Le projet soumis à consultation diffère toutefois de la version présentée au Conseil national de la chasse et de la faune sauvage (CNCFS). Ainsi, le corbeau freux serait bien classé ESOD dans l'Eure, l'Orne, les Yvelines ou encore l'Essonne, mais pas dans plusieurs départements de la région Centre-Val de Loire, notamment l'Eure-et-Loir, le Loiret et le Loir-et-Cher. En Eure-et-Loir, la Fédération départementale des chasseurs estime pourtant à 180 000 euros sur trois ans le montant des dégâts causés par cette espèce.
Face à cette situation, la FNSEA Centre-Val de Loire appelle les agriculteurs à participer massivement à la consultation. « Comme souvent, les associations opposées à ces mesures se mobilisent déjà en nombre. Si nous ne faisons pas entendre notre voix, ces espèces pourraient ne plus être reconnues comme susceptibles d'occasionner des dégâts et nous serions démunis face aux pertes qu'elles provoquent dans les cultures », alerte le syndicat.
La FNSEA déplore également que certaines orientations du projet soient, selon elle, dictées « par des considérations idéologiques plutôt que par les éléments techniques et scientifiques ayant fondé les propositions initiales ». Elle rappelle que la régulation de ces espèces est indispensable pour limiter les dommages aux cultures, aux élevages et aux exploitations agricoles. « Chaque contribution compte », insiste-t-elle.
La consultation publique est ouverte jusqu'au 30 juillet. Les agriculteurs sont invités à y participer afin de faire entendre leur voix. Apportez votre contribution en cliquant ici.