Essonne : des réunions publiques d'information organisées par la DDT
La Direction départementale des Territoires d'Essonne a organisé des réunions publiques d'information à destination des agriculteurs. Près de 80 personnes étaient présentes à Étampes jeudi 26 mars.
La Direction départementale des Territoires d'Essonne a organisé des réunions publiques d'information à destination des agriculteurs. Près de 80 personnes étaient présentes à Étampes jeudi 26 mars.
La Direction départementale des Territoires (DDT) d'Essonne a organisé trois réunions publiques d'information (lundi 16 mars à Chevannes, mardi 17 mars à Gometz-la-Ville et jeudi 26 mars à Étampes) à destination des agriculteurs pour échanger sur différents points à quelques jours de l'ouverture de la télédéclaration Pac. Celle d'Étampes a réuni près de 80 personnes, en présence de Selma Tafani, adjointe à la directrice de la DDT de l'Essonne, de Roland Rodde, chef du service économie agricole et forêt, et de Sandrine Fauchet, cheffe du service environnement.
Au cours de la réunion publique, Roland Rodde a rappelé la possibilité d'assistance de la DDT dans la télédéclaration jusqu'au 18 mai sur rendez-vous à Étampes (les mardis et jeudis) et à Évry (du lundi au vendredi) ou par téléphone (01.60.76.32.07).
Quelques erreurs à ne pas faire ont également été abordées : oubli de coche jachère IAE, écorégime (voie des pratiques ou par certification bio/HVE), assurance récolte, etc. « Pensez à ouvrir votre télédéclaration le plus tôt possible et à la signer au plus tôt également, il sera toujours possible de la corriger si besoin après », précise le chef du service économie agricole et forêt. Concernant la gestion du système de feux pour le suivi des surfaces, la DDT précise qu'elle appellera systématiquement les exploitants en cas de souci sur le dossier.
Rappel des règles concernant les Esod
Sandrine Fauchet a longuement évoqué les Espèces susceptibles d’occasionner des dégâts nuisibles (Esod). « Chaque espèce a sa culture de prédilection, mais elles sont toutes chassables. Le statut d'Esod permet d’intervenir en dehors des périodes de chasse sous différentes conditions », explique la cheffe du service environnement de la DDT de l'Essonne.
Différents arrêtés, ministériels ou préfectoraux, réglementent les espèces classées. Si certains animaux comme le renard, la fouine, le corbeau freux ou encore la corneille noire sont communs à tous les départements, l'Essonne a également attribué le statut d'Esod au pigeon ramier et au sanglier. « Les arrêtés sont pris sur la base des dégâts, c'est important de les faire remonter sinon les arrêtés risquent d’être attaqués en justice », précise Sandrine Fauchet.
Si le premier moyen d'agir pour la protection des cultures reste la prévention, un récapitulatif des règles de chasse a également été effectué. Le droit de destruction des espèces classées nuisibles appartient au propriétaire des parcelles, mais il peut être délégué par écrit, sans rémunération. Il existe plusieurs calendriers avec les modalités de prélèvement selon les espèces. « Un garde-chasse peut détruire le sanglier toute l’année, cela peut amener des tensions avec les chasseurs, mais c'est un dispositif que vous pouvez utiliser pour protéger vos cultures », rappelle la cheffe du service environnement. Il est également possible de faire appel à un lieutenant de louveterie, pour « faciliter l’action durant certaines périodes, par nécessité d’efficacité, notamment en période de semis », affirme Selma Tafani.
Outre le rappel de l'existence de la lettre d’information mensuelle de la DDT, plusieurs autres sujets ont également été abordés : l'entretien des cours d'eau, l'Indemnisation fondée sur la solidarité nationale (ISN), le foncier via les autorisations d’exploiter, ou encore le loup. « Une cellule de veille du loup était organisée le 12 mars dernier. L'Essonne a été classée en cercle 3, comme ses voisins, ce qui permet aux éleveurs de bénéficier d’une prise en charge partielle des frais liés à l’achat, l’éducation et l’entretien des chiens de protection », mentionne Sandrine Fauchet.
Enfin, Roland Rodde a également mentionné l'existence de solutions face aux difficultés des exploitations : « Les situations prises en amont sont plus facilement solutionnables que celles prises tardivement. Vous pouvez parler dans un cadre confidentiel,que ce soit auprès de la DDT, de la MSA ou encore de la chambre d'Agriculture ».