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Intempéries
Essonne : la grêle a frappé la région d'Étampes de plein fouet

Le sud de l'Essonne a connu un épisode de grêle exceptionnel samedi 19 juin. D'importants dégâts sont à déplorer par endroits.

Il est environ 17 h 30 ce samedi 19 juin quand Fabien Pigeon, agriculteur à ­Chauffour-lès-Étréchy (Essonne) voit le ciel s'obscurcir anormalement. En quelques minutes, la situation dégénère. Un orage accompagné d'un épisode de grêle d'une rare intensité s'abat sur la région. « Nous étions en plein dans l'œil du cyclone, raconte-t-il. La grêle a touché Étampes et les communes voisines sur une bande d'environ trois kilomètres. Brières-les-­Scellés, Étréchy, Chauffour, ­Chamarande, Villeconin ont notamment été touchées. J'ai enregistré chez moi 40 mm de précipitations en l'espace d'un quart d'heure avec de gros coups de vent qui ont réussi à me coucher du tournesol ! ». Fabien Pigeon a également ramassé des grêlons de 2 à 6 cm de diamètre. « Toutes mes parcelles sont touchées, particulièrement les pois d'hiver, déplore l'agriculteur. Dans mes blés, cela va de 15 à 40 % ». Et les dégâts ne s'arrêtent pas là. Dans sa ferme, un des bâtiments abritant les poules pondeuses a été inondé, provoquant la perte d'une centaine de poules. « La grêle cognait très fort sur les toits. Les poules ont paniqué et se sont agglutinées provoquant étouffements et noyades ».

Verse et pourrissement apparaissent

Le conseiller technique du secteur à la chambre d'Agriculture de région Île-de-France, ­Emmanuel Griard, constate des dégâts plus ou moins importants selon les communes. « Par endroits, on déplore des betteraves hachées par la grêle et des impacts sur les gousses de pois et de colza, explique le technicien. Nous avons quelques exploitations particulièrement touchées, dont une entre 150 et 200 hectares. Plus au nord sur le secteur de Marcoussis, ce sont les maraîchers qui sont impactés avec des serres endommagées et des légumes hachés, impropres à la consommation ».

À cet épisode d'orage/grêle de samedi, vient s'ajouter des cas de cultures versées qui, là, sont bien plus nombreux et s'entendent sur tout le territoire essonnien et même francilien. « Cela pourra avoir un impact sur le rendement et sur la qualité en fonction de la situation des prochains jours, souligne Emmanuel Griard. On craint par exemple des cas de germination sur pied si le sol reste humide. » Par endroits également, certaines cultures souffrent de l'excès d'eau et pourrissent du pied. Dans le secteur d'Étampes, après les 90 mm enregistrés au mois de mai, les agriculteurs comptent déjà entre 60 et 80 mm sur les dix derniers jours.

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