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Étampes : du chanvre essonnien dans le support de chaussées

À Etampes, près de deux kilomètres de route ont été créés à base de chanvre issu de la production essonnienne, grâce à un partenariat public-privé.

Etampes. Le groupe Charier va assurer l’entretien et la maintenance de la voie et le suivi du système d’assainissement pendant 20 ans.

La livraison du chantier est attendue entre le 15 et le 31 octobre, et c’est un véritable événement pour les producteurs de chanvre. Depuis plusieurs semaines, le chantier de construction de la nouvelle route de 1,9 km qui reliera la D191 face au centre Leclerc d’Etampes (juste en face de la commune de Brières-les-Scellés) au parc d’activités Sud Essor, avance à grand pas.

Le chantier a démarré le 15 mars et le retard initial de trois mois, dû à l’attente d’autorisations préfectorales sur les phases de défrichement et de déboisement, va être comblé : « On risque même d’avoir plus d’un mois d’avance, les bordures sont en passe d’être posées avant la mise en place de la couche de roulement, le chantier est donc déjà bien avancé », constate-t-on du côté de la communauté d’agglomération de l’Etampois sud-Essonne.

La société rennaise Charier, maître d’œuvre dans le cadre d’un contrat de partenariat public-privé, souligne que ce tronçon sera le premier en Ile-de-France à bénéficier de leur procédé Satis, un support de chaussée dans lequel des fibres naturelles de chanvre sont incorporées.

Et dans ce cas précis, ce sont bien bien trente tonnes de chanvre issus de la production locale, fournis par la société Gâtichanvre, qui ont été posés et mélangés à la couche de structure de la voirie, en juillet.

Gâtichanvre rassemble plusieurs dizaines de producteurs de l’Essonne, de Seine-et-Marne et du Loiret. « Lors de la phase de dialogue compétitif, le groupe Charier nous a proposé ce procédé novateur qui a beaucoup d’avantages en termes de développement durable et qui est, en plus, moins cher que les autres...  », explique t-on à la communauté d’agglomération.

Coût du chantier : 4 240 000 euros, hors taxes, pour la partie études et travaux.

Des cellules photovoltaïques ont été incluses dans la couche de la piste cyclable pour alimenter intégralement et de façon autonome l’éclairage sur l’ensemble du tronçon aux abords des ronds-points.

Enfin, des noues filtrantes ont été posées pour recueillir le ruissellement des eaux de pluie, y compris celles venues du bassin versant. Bref, pas de tuyaux et un traitement écologique des eaux usées !

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