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Éviter les impasses pour assurer la récolte prochaine

Même si la récolte est mauvaise et les prix en berne, il ne faut pas que les exploitants s’engagent dans des impasses qui pourraient compromettre le potentiel de la récolte 2017.

La récolte s’annonce catastrophique. Or pour beaucoup d’exploitants, la baisse constante des prix des céréales après la moisson de 2015, a déjà amputé les trésoreries.

De fait, la tentation pourrait être grande pour certains de baisser les bras en envisageant de faire l’impasse complète sur la fumure de fond ou le chaulage. Or, cela entamerait directement le potentiel de la récolte 2017...

« Je crois qu’il faut que chaque agriculteur prenne le temps de discuter avec son technicien et raisonner avec lui les apports de fumure », conseille le responsable du pôle agronomique de la chambre d’Agriculture d’Eure-et-Loir, Thierry Savoie. « Le contexte est difficile, mais l’erreur serait de se fermer complètement », estime l’agronome.

Selon lui, ce raisonnement d’apports doit s’appuyer sur des outils fiables et reconnus pour construire ses prévisions en PK et chaulage, comme l’analyse de terre.

Pour quelques dizaines d’euros d’investissement — à rapporter à plusieurs milliers d’euros consacrés à ces amendements sur une ferme moyenne d’une centaine d’hectares —, celle-ci permet un raisonnement technique parcelle par parcelle, prenant en compte la richesse des sols.

« Les plantes sont également plus ou moins en capacité de puiser le phosphore (P) et la potasse (K) dont elles ont besoin. Par exemple, pour le phosphore, un blé assolé accepte dans la grande majorité des cas une impasse alors qu’un colza ne sera pas performant sans apport », relève Thierry Savoie.

De fait, l’expérimentation longue durée sur ce point, conduite depuis 1976 par la chambre à Miermaigne, montre bien que sur la parcelle qui ne reçoit plus de phosphore (elle est à 25 ppm Olsen !), les rendements en colza sont divisés par deux, pas ceux du blé...

Pour leurs parts, les carences en potassium sont plutôt préjudiciables aux betteraves ou aux pommes de terre.

Quant à la surveillance du pH du sol et l’élaboration du plan de chaulage des parcelles, les cultures d’orges et de légumineuses sont très sensibles aux problèmes d’acidité.

« Et pour ce type de conseils, pour réfléchir à la façon d’optimiser au maximum chaque kilo de P et K, les techniciens sont vraiment dans le cœur de leur métier », estime l’agronome, qui ajoute que l’équipe de la chambre est mobilisée pour répondre à toutes les demandes des agriculteurs.

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