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Fabrice Gloux, poète-plasticien que l’on dit sculpteur

Sculpteur, curieux sans retenue et surtout passionné, le Loir-et-Chérien Fabrice Gloux affronte toutes les matières et fait face à toutes les expériences. Le buste en marbre d’Olympe de Gouges, exposé à l’Assemblée Nationale, est l’une de ses créations.

Féru de littérature. Enfant et adolescent, Fabrice Gloux a dévoré les livres avec un appétit gargantuesque. « À huit ans, j’ai lu et appris « Le loup et le chien », fable de Jean de La Fontaine, j’ai su qu’il m’importait de vivre libre ».

Puis, arrivé en âge de rencontrer « les sorbonicoles », il s’est tourné vers un langage qu’il caractérise de « plus incarné » pour ne pas s’égarer, explique-t-il. « La sculpture, la confrontation avec la matière, ça ne trompe pas, on ne peut pas tricher, c’est ce que j’aime... ».

Étudiant, il a posé pour un sculpteur et cela lui a donné l’envie de s’essayer à cet exercice. « Cela a tout de suite été probant, je me suis dit que je venais de découvrir une grande joie et un don manifestement. ».

Curieux, Fabrice Gloux possède un savoir-faire pointu, acquis au fil des ans auprès de Compagnons du Devoir.

Mais, c’est la représentation humaine qui a amené Fabrice à la sculpture, et plus particulièrement l’art du portrait.

Il y a consacré ses premières années de sculpteur dans les années 90. « À 24 ans, j’ai croqué mon grand-père paysan et réussi son portrait. Ça, je l’ai compris dans ses yeux et dans ses propos : « je ne savais pas que l’on pouvait faire ça avec de la terre. », ses paroles ont été et demeurent le socle et la boussole de tous mes combats... ».

En 1997, il fut le premier Français à être remarqué et sollicité pour montrer des travaux (torpedohallen, labyrinth) à Copenhague, capitale culturelle de l’Europe.

Une carrière lancée dans un « brassage d’autres horizons et d’autres systèmes de pensées ».

Complices dans la création comme dans la vie depuis 10 ans, Fabrice Gloux et la peintre Jeanne Spehar partagent les mêmes valeurs au sein de leur atelier basé à Fortan, dans le Loir-et-Cher.

Amoureux de grand art, ils souhaitent produire de la beauté, émerveiller, réjouir.

Choisi par l’Assemblée Nationale pour représenter Olympe de Gouges, féministe guillotinée pendant la Terreur (premier portrait de femme au Palais-Bourbon), le couple a travaillé pour créer cette merveille.

Jeanne Spehar a effectué les recherches historiques sur lesquelles Fabrice Gloux s’est appuyé pour réinventer la physionomie d’Olympe de Gouges. « Nous formons un couple d’artistes aux goûts et aux réalisations éclectiques. ».

Pour ce poète-plasticien, mettre en image quelqu’un, c’est mettre en lumière, faire sortir de l’anonymat une personne, qui, de par ses actions, ses mérites, suscite un intérêt général. « Une exemplarité... digne de passer pour illustre. Tout comme Olympe de Gouges ! Puis quand le boulot est bien fait, on remercie le sculpteur, et il peut être illustré et devenir illustre ».

Désormais grâce à Fabrice Gloux et Jeanne Spehar, le Palais Bourbon a une touche artistique loir-et-chérienne.

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